____Présentation - Sommaire____

____Présentation - Sommaire____







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Bonjour tout le monde



Ne figurent sur ce blog que deux fictions relativement courtes, achevées, ainsi que deux One-Shot portant sur les membres du groupe The GazettE.

Pour diverses raisons, j'ai préféré poursuivre mes fictions sur le groupe sur un autre blog (figurant ci-dessus).


Si vous vous attardez, je vous souhaite une bonne lecture!!






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ページ 一
__________Page 1





One-Shot



Excuse-moi....

Aujourd'hui je meurs



Fiction 1



Tu m'appartiens....Chapitres Un

Tu m'appartiens....Chapitre Deux

Tu m'appartiens....Chapitres Trois

Tu m'appartiens....Chapitre Quatre

Tu m'appartiens....Chapitre Cinq

Tu m'appartiens....Chapitres Six

Tu m'appartiens....Chapitre Sept





ページ 二
__________Page 2





Tu m'appartiens....Chapitre Huit

Tu m'appartiens....Chapitre Huit Bis



Fiction 2



Addict - Préambule

Addict - Chapitre Un

Addict - Chapitre Deux

Addict - Chapitre Trois

Addict - Chapitre Quatre

Addict - Chapitre Cinq

Addict - Chapitre Six

Addict - Chapitre Sept





ページ 三
__________Page 3



Fin et reprise









ĞĄżəttø яосκ ¤


# Enviado el lunes 23 de febrero de 2009 01:52

Modificado el domingo 15 de noviembre de 2009 12:37

____Excuse-moi....____

____Excuse-moi....____

_____Titre: Excuse-moi....

_____Auteur: Akira -

_____Genre: one-shot




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__________Je suis désolé, tellement désolé, je serai en retard, et tu ne me pardonneras pas, tu ne le peux pas....


__________Je flâne tranquillement en ville, il est déjà tard, presque minuit, mais je ne suis d'humeur ni à rentrer chez moi ni à m'attarder dans les cafés et karaokés, et puis je suis seul, on ne peut pas dire que je pourrai y errer longtemps....J'observe les gens, leurs mimiques, leurs traits, leurs grimaces et expressions de tout genre ; je finis par me lasser et décide d'emprunter le chemin du retour. Les mains dans les poches, je gonfle mes poumons de l'air vespéral et ferme les yeux, qu'est-ce qu'il fait bon ce soir, je ne suis pas le seul à avoir eu cette idée, de nombreuses personnes se promènent autour de moi. Arrivé devant mon immeuble, je salue la concierge, elle aussi profite de ce doux temps que nous procure l'été la nuit, je monte les escaliers rapidement et m'arrête net lorsque j'atteins mon palier : tu es là, adossé à ma porte, et endormi. Je reste planté à quelques pas de toi pendant plusieurs secondes, que fais-tu là ? Et surtout, pourquoi ne m'avais-tu pas prévenu ? Tu aurais pu partir plutôt que t'endormir sur le pas de ma porte. Je souris et m'approche de toi, je te secoue doucement l'épaule et après quelques plaintes, tu daignes ouvrir les yeux.
- Ruki...
Ton visage ensommeillé est si mignon. Te rendant compte de la situation, tu rougis brutalement et te redresses :
- E...Excuse-moi, dis-tu en essuyant ton pantalon, je ne me suis pas rendu compte que j'étais autant fatigué.
- Ce n'est pas grave, mais pourquoi ne m'as-tu pas sonné ? Je serai venu plus tôt !
Tu me libères le passage pour que je puisse déverrouiller la porte, je t'invite à entrer, t'aide à te débarrasser de ta veste et te propose de boire quelque chose. Tu sembles si tendu Kai, qu'est-ce qui te préoccupe ? J'ai l'impression que tu fuis mes gestes et ma présence ces temps-ci et pourtant tu es resté dans le couloir jusqu'à ce que je revienne. Je pensais t'avoir contrarié d'une quelconque façon, je suppose que tu es venu m'en parler.
Je te laisse t'installer et t'apporte un verre d'eau, tu ne voulais rien d'autre, puis je m'assieds à tes cotés, à nouveau tu t'écartes, discrètement, mais c'est suffisant pour ne pas m'échapper.
- Kai, est-ce que tu es venu pour me parler de quelque chose en particulier ?
Ton corps est comme secoué par un frisson, tu te tournes vers moi et baisse les yeux, ton sourire s'efface soudainement et je crains que tu ne m'annonces une nouvelle désagréable, pour tout t'avouer - si j'avais pu le faire- je m'attends à tout, sauf à cette révélation :
- Ruki, commences-tu timidement avant de braquer ton regard dans le mien, je...je t'aime.
Et tu captures mes lèvres des tiennes, elles sont si douces, une décharge électrique se propage en moi, éveillant l'entièreté de mon corps et de mon esprit. Mais je mets brutalement fin à ce baiser et m'éloigne un peu. Tu me regardes toujours, tu attends certainement une réponse, un signe du moins, je suis désolé Kai, je n'ai ni réponse, ni signe à te transmettre.... Comme si tu lisais dans mes pensées, tu te détournes et te mords la lèvre, les larmes aux yeux. Non ! Je ne veux pas te voir pleurer, s'il te plait ! Je crois entendre un craquement sinistre, c'est celui de mon c½ur, ou est-ce le tien qui se brise ?
- Ce n'est pas grave, je m'en doutais un peu...Bégayes-tu sous l'effet des sanglots que tu tentes vainement de ravaler.
Je pose ma main sur ton bras pour t'apaiser et m'apprête à me justifier mais d'un seul mouvement, tu la rejettes puis te lèves, à peine ai-je le temps de me lever à mon tour que je t'entends déjà enfiler ta veste et ouvrir la porte d'entrée.
- Kai ! Attends !
Je me dépêche mais c'est déjà trop tard, tu dévales les marches, des larmes brillantes accrochées à tes joues, et bientôt ton image s'efface, engloutie par la foule dans laquelle tu t'échappes. Je reste cloué sur place un moment, hésitant, je suis navré Kai, je ne te repousse pas, j'ignore seulement quels sont mes sentiments envers toi, à vrai dire, je ne m'étais tout simplement jamais posé la question.... Tu dois m'en vouloir, parce que je t'ai éconduit, évidemment, mais peut être aussi parce que je n'avais pas remarqué ton amour. Moi en tout cas je m'en veux de ne pas l'avoir découvert plus tôt, la soirée se serait certainement déroulée autrement.... Quel idiot je fais, elle peut encore se dérouler autrement ! Je dégringole littéralement les escaliers et me précipite dans la rue, je ne te vois nul part, vu l'allure à laquelle tu courrais, tu es sans doute déjà loin. Je demande à la concierge si elle t'a vu passé, elle m'indique vaguement une direction. Je décide de prendre la voiture et je m'enfonce dans le trafic, sur la route aussi il y a du monde, ça va être coton pour te retrouver. Je me frappe la tête contre mon volant, quel idiot, j'aurai été bien plus rapide à pied.
Après deux bonnes heures de recherche j'abandonne, me gare près d'un parc et sors une cigarette de son paquet, il faut que je me détente. J'observe mon gsm, ni appel ni message, je décide de t'en envoyer un. Je patiente une vingtaine de minutes, fumant deux autres cigarettes, cherchant à tourner mes pensées vers autre chose que toi. Puis, tout à coup, je sens mon portable vibrer : tu m'as répondu. Tu te rends à mon appartement, tu t'excuses d'avoir réagi de la sorte et de m'avoir inquiété à ce point, je devine presque dans ce message une confidence, inscrite en filigrane, « tiens-tu autant à moi pour parcourir les rues de Tokyo à 2h du matin pour me retrouver ? » Oui Kai, je tiens suffisamment à toi pour parcourir n'importe quelle ville à n'importe quelle heure pour te retrouver, et te présenter mes excuses pour la tristesse que tu ressens à ce moment même. Je démarre en trombe mais me retrouve bientôt coincé dans d'autres embouteillages, mais que se passe-t-il pour qu'il y ait autant de monde à cette heure-ci ? Je te fais parvenir une autre communication, je risque d'être en retard, alors attends-moi et ne t'enfuis pas une nouvelle fois. Je me sens gêné de te l'inscrire, mais je risquerai d'éclater en pleurs si tu refusais de m'attendre. Enfin la route se dégage ! Je file à toute allure, me ruant dans une petite rue presque déserte, je devrai faire attention je sais, je pourrai faire un accident, ou en provoquer un mais ce passage est si rarement emprunté. Soudain, sans crier gare, une silhouette surgit devant moi, je ne l'avais pas vue venir, elle non plus je pense mais lorsqu'elle se rendit compte qu'une voiture lui fonçait droit dessus, comme lorsque je me rendis compte que l'individu était trop proche de mon véhicule, nous sûmes tous deux qu'il était trop tard pour que le drame soit évité. J'appuie sur le frein en criant de détresse. Le choc fut terrible, et le bruit de cet être humain percuté, je m'en souviendrai jusqu'à la fin de mes jours. Je parviens à m'arrêter quelques mètres plus loin. Je sors, affolé, et me hâte vers la victime mais mes jambes s'immobilisent d'elles-mêmes lorsque je ne suis qu'à cinq pas d'elle.
- Non....Non...
Mon c½ur se déchire, ma tête paraît prête à exploser, étendu sur le macadam, c'est toi que je vois. Toi, Kai.
Tu ne bouges plus, même ta poitrine ne remue pas comme elle le fait à chaque respiration. Mes membres tremblent et m'abandonnent, je m'écroule sur ton corps sans vie et t'enlace en hurlant.
Toi mon ami, toi qui aurais pu être l'amour de ma vie, je viens de te tuer....



__________ Je suis désolé, tellement désolé, je serai en retard, et tu ne me pardonneras pas, tu ne le peux pas....Tu ne le peux plus.







Owari










# Enviado el miércoles 04 de marzo de 2009 16:30

Modificado el domingo 15 de noviembre de 2009 12:38

____Aujourd'hui, je meurs....____

____Aujourd'hui, je meurs....____

_____Titre: Excuse-moi....

_____Auteur: Akira -

_____Genre: one-shot




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__________Le ciel est si clair et si radieux aujourd'hui, c'est la fin de l'hiver mais la nature se déploie déjà, elle prend de l'avance, comme impatiente d'offrir sa somptueuse beauté aux hommes, elle-même ivre de sa fraîcheur et de sa gaieté. Le printemps, bientôt. C'est aussi la saison où l'amour s'épanouit et, comme pour la nature, parfois il éclot prématurément. C'est sans doute ce que pense ce jeune homme aux longs cheveux bruns, debout sur le toit de cet immeuble. Il y a encore quelques instants, il était adossé au parapet de béton. A présent, il se tient droit et immobile sur son rebord, un papier froissé dépassant à peine du creux de la main, et le visage asséché des larmes qu'il y avait versées dix minutes plus tôt. Le vent se glisse dans sa chevelure et le berce de son murmure, il ferme les yeux et hume ce parfum de fleurs.


Ton torse se gonfle mais tes pieds restent en équilibre sur le sol.

Ce jour-là, il avait pris sa décision, inconsciemment. Il ne peut tout simplement plus, ni son esprit, ni son être de chaire ne sont capables de supporter cette douleur plus longtemps. Il n'eut de cesse de l'aimer chaque jour, et chaque jour un peu plus.


Ton corps se tend, tu transportes ton regard vers ton avenir.


Depuis des années son idylle fleurissait pour lui, à un point où elle en devenait étouffante. Jamais il n'avait osé le lui avouer, ça aurait été trop dur, beaucoup plus dur que de sauter du haut de cet édifice....


Tu serres les poings mais en rouvre un aussitôt tant tes mains sont moites, l'encre sur le papier risque de s'effacer.

Pourquoi était-il si lâche? Tant d'occasions s'étaient présentées à lui, et tant de fois! Aujourd'hui, il avait voulu tenter sa chance, il y était presque parvenu.


Rien que d'y penser te fait souffrir une seconde fois.

Mais aujourd'hui, il avait également appris que celui pour qui son c½ur battait en aimait un autre. Son c½ur, même avant de sauter, il le savait, avait cesser de battre définitivement. Il était broyé. Son corps, toujours intacte, allait bientôt suivre la même voie.


Ton corps vacille, lentement, se préparant à basculer dans le vide.

C'est dommage, le printemps n'a pas encore commencé. La nature s'est dépêchée pour qu'il puisse lui aussi profiter de son charme, elle est déjà là comme pour lui dire adieu. Soudain, la porte accédant au toit s'ouvre à la volée, le jeune homme tourne la tête et, heureusement, ne sursaute pas, même lorsque qu'il aperçoit devant lui et haletant celui qu'il aime.

- Aoi!
Le jeune homme brun hésite, c'était le moment crucial pour prendre sa liberté, mais il hésita de trop, cet instant si mince venait de lui filer entre les doigts. Si son amour n'était pas arrivé, alors il aurait sauté, maintenant il ignore quel avenir lui est réservé, il ne peut pas se suicider devant les yeux de la personne qu'il admire le plus au monde. La nouvelle de sa mort dans ces circonstances l'aurait déçu, sans aucun doute, alors assister directement à sa mort risquerait de l'être plus encore. Il ne pensait même pas que sa disparition puisse l'affecter plus que de simplement le décevoir...

- Reita, que fais-tu là? Demanda-t-il d'une voix lasse et exaspérée.
- Aoi, descends! Je t'en supplie!
Le jeune blond avance de quelques pas mais s'arrête net lorsqu'il remarque qu'Aoi s'est détourné de lui pour faire face à l'espace vide. Il ne bouge plus au risque de provoquer une catastrophe, son ami fait de même, figé, comme s'il attendait quelque chose.
- Aoi, si tu attends que je parte tu pers ton temps, je ne partirai pas.
- Pourtant tu devrais, va-t-en!
- Pourquoi fais-tu ça? As-tu au moins une raison?
Reita désespère, il ne sait quoi faire, décide de continuer à parler pour avancer discrètement le plus près possible du suicidaire.
- Aoi, tu comptes pour moi!

Son ami part d'un rire moqueur, ce qui l'effraye, comment peut-il rire à pareil moment? Comment peut-il même rire de ce qu'il ressent pour lui?
- Combien je compte pour toi? Dit Aoi les poings serrés, comment peux-tu dire ça alors que tu n'as jamais été capable de voir combien toi tu comptes pour moi? Continua-t-il sans prudence

Tes jambes se plient et tes bras ne bougent plus avec cohérence
.

Aoi perd son équilibre, suffisamment pour que son c½ur s'affole et que celui de Reita manque un battement.

Tes pieds quittent le sol, les bras élancés vers le vide t'attirent dans leur chute.

Le souffle de Reita se coupe, heureusement, il est vif et rapide, s'élance sur son ami et l'accroche par le t-shirt pour ensuite le tirer de toutes ses forces.


Ton corps heurte le béton, toi qui pensais ne plus ouvrir les yeux, ceux-ci découvrent avec surprise que le sol que tu espérais tant percuter n'est pas le même.

Reita se trouve couché sur le sol, le souffle coupé, cette fois parce qu'Aoi est à moitié affalé sur lui. Il le sert alors dans ses bras comme il ne l'avait jamais fait avec qui que ce soit, son ami se laisse faire et se détend, sa main qu'il n'avait cessé de crisper, engourdie à présent, se relâche et le papier écrasé par sa paume s'en échappe. Reita le contemple quelques secondes puis s'en empare. Écris d'une main rapide, les mots ne sont autre que « Excuse-moi Reita, je t'aime.... ». Le blond sourit et redresse son ami face à lui, ses yeux sont rougis, il commence à pleurer et à évacuer tout ce stress, il réalise seulement qu'il avait tenté de sauter du haut d'un immeuble pour mettre fin à ses jours, tout cela pour un amour trop lourd à porter.

- Aoi, espèce d'idiot, tu m'as fait une de ces frayeurs...
- Pourquoi es-tu arrivé? Sanglote le jeune homme brun, pourquoi faut-il que tu en aimes un autre?
Le sourire de Reita s'élargit, son aîné était si naïf, et si aveugle...
- Aoi, tu es idiot. Ce garçon dont je vous ai parlé aujourd'hui, que je m'apprêtais à vous présenter, c'est toi...
Aoi plonge ses yeux dans les siens et ouvre la bouche pour répliquer, mais les lèvres de son ami l'empêchent d'émettre le moindre son. Et l'entrainent dans un baiser délicat et amoureux. Lorsqu'ils se séparent dans un souffle, Reita lui murmure à l'oreille :
- Aoi, moi aussi je t'aime.







Owari










# Enviado el martes 10 de marzo de 2009 11:12

Modificado el domingo 15 de noviembre de 2009 12:39

____Tu m'appartiens... __ Chapitre un__

____Tu m'appartiens... __ Chapitre un__



_____Titre : Tu m'appartiens

_____Auteur : Akira

_____Genre : Yaoi , romance, drame

_____ Personnages : Tous les Gazettos

____Disclaimer : Je n'en voudrais même pas ! Et je ne suis pas de mauvaise foi <.<







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____________________________________________________Chapitre un
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Bonne lecture!!! :D












_______________ La porte s'ouvrit d'elle-même lorsqu'Aoi la frôla de la main, l'invitant à entrer et l'autorisant à le faire sans frapper. Çà ne lui ressemblait pas de ne pas la verrouiller, avait-il prévu qu'il vienne le trouver ? Tandis que le guitariste pénétra dans le hall, il en profita pour humer l'odeur forte du cuir des chaussures et des manteaux qui s'y dégageait, il jeta un ½il autour de lui, cette si petite pièce qu'Uruha était parvenu à rendre accueillante. Il se sentit subitement mal à l'aise de s'introduire ainsi chez lui sans même lui avoir passé un coup de fil, et si ça avait été une mauvaise idée ? Il recula d'un pas, son estomac se tordit sous l'effet provoqué par le souvenir de ce baiser échangé avec lui. Il décida de ne pas trop réfléchir et appela son ami pour lui signaler, voire l'alerter de sa présence, ainsi que pour s'obliger à rester. Maintenant il ne pouvait plus partir.
- Uruha ? Tu es là ? Demanda-t-il, élevant peu la voix. La porte est ouverte. Ajouta-t-il comme pour justifier son intrusion.
Il distingua alors des bruits de pas, mais ceux-ci étaient à peine audibles, il ne sut s'il s'agissait de ceux du guitariste ou du voisin du dessus. Préférant s'occuper pour ne pas céder à la peur et s'enfuir, il s'assit et se déchaussa à peine car il fut alors interrompu par le grincement de la porte donnant sur le salon et releva la tête. Celle d'Uruha apparue dans le chambranle, il était pieds nus et, pour seul vêtement, portait une serviette accrochée à la taille. Il ne semblait pas surpris de le voir chez lui, Aoi eut alors la conviction qu'il avait en effet consciemment laissé l'entrée accessible.
- Excuse-moi, s'exclama l'aîné, j'ignorais que tu prenais ta douche.
Il se redressa précipitamment et entreprit de se chausser, il le fit si maladroitement qu'il suscita un rire de la part du second guitariste. Celui l'observa quelques secondes et comprit qu'il s'apprêtait réellement, décider de partir. Il ressentit alors son c½ur manquer un battement, et la parole fut plus rapide que la pensée, car il ne savait quelle était l'origine de ce sentiment :
- Tu ne me déranges pas ! S'empressa-t-il de répondre.
Il se tut aussitôt, presque gêné d'avoir aligné ces quelques mots avec autant d'empressement dans la voix, Aoi lui-même suspendit ses gestes et lui décocha un regard étonné et timide, un regard auquel Uruha accorda un sourire dont lui seul possédait le secret. Son ami se sentit rougir un peu plus, il baissa la tête et se concentra sur ses chaussures qu'il n'était toujours pas parvenu à enfiler. Uruha se rendit compte de son rougissement, hésita à son tour ; qu'allait-il faire à présent ? Il écarta un peu plus la porte et se poussa sur le côté.
- Entre, je t'en prie.
Aoi lui obéit, rangea ses chaussures à l'emplacement réservé à cet effet et passa aux côtés de l'androgyne, tendu, il ne put d'ailleurs réprimer un frisson lorsqu'il effleura le bras et l'épaule du blond, il se crispa, espérant silencieusement que son ami n'avait rien remarqué. Il ne voulait pas le mettre mal à l'aise par son propre embarras, et pourtant, que faisait-il ici alors ? Il ne pouvait qu'engendrer une gêne, que celle-ci soit perceptible directement ou dans quelques heures, elle serait inévitable. Mais lui en parler lui semblait si incontournable, ils ne cessaient, depuis ce baiser, cet unique baiser qui fit tout chavirer, de s'éviter et de s'attirer tour à tour. Dans ce drame, l'entracte devait survenir subitement pour empêcher que la pièce ne devienne une véritable mascarade, aussi Aoi décida –t-il de se lancer une nouvelle fois, il se retourna pour lui faire face et le surprit.
- Tu peux t'asseoir. Fut tout ce qu'Uruha trouva pour retarder l'échéance de la discussion à venir.
- Je sais. Je sais aussi que je suis venu pour ça. Mais je veux l'éviter.
Uruha ne l'interrogeait plus du regard, comprenant parfaitement ce dont il voulait parler.
- Mais nous ne pouvons l'éviter. Poursuivit-il comme pour lui-même, se massant les jambes dans un geste de nervosité. N'est-ce pas ? Dit-il comme pour se rassurer, suppliant presque son interlocuteur de réagir.
C'était bien cela qu'Uruha avait redouté.
Il ne pouvait y avoir que deux issues à ce baiser, il avait tant espérer qu'Aoi passerait outre, le classant dans cette catégorie, ce débarras où s'entremêlent fanservices, frissonnements et tâtonnements de tout genre, ainsi que ces questions en suspension auxquelles on ne préférait répondre mais qui sont toujours présentes, ces attouchements et baisers occasionnés par l'envie du corps seul et qu'on ne peut excuser que par un sourire gêné ou par l'ambiance du concert. Il était si facile d'employer cette remise à secrets. Aoi pouvait sans difficulté renfermer ce baiser dans cette « remise à fanservices », sans se questionner, sans soulever d'hypothèses ou de prétendus problèmes. Hélas, ce fut la deuxième issue que le guitariste brun avait empruntée, celle où l'on se questionne, celle où l'on soulève des hypothèses, celle dont découlent les problèmes. Celle qui, probablement, les détruirait.
- Aoi, commença calmement Uruha, on peut l'éviter. Du moins, on le pouvait, pourquoi en parles-tu ? Pourquoi même y penses-tu ?
- Parce que toi-même tu y penses.
- Non, bien sûr que non, mentit-il, je suis surpris de te voir débarquer chez moi à cette heure-ci pour me parler d'un simple fanservice.
Aoi secoua la tête, abasourdi, il le fixa droit dans les yeux mais ne souriait plus à présent.
- Un simple fanservice ? Uruha, continua-t-il en marchant doucement sur place, ta porte était ouverte.
- Aoi s'il te plait, je suis fatigué...
- Ce n'était pas un simple fanservice ! S'écria-t-il, les sourcils froncés et l'esprit si fatigué de réaliser qu'il se heurtait déjà à un obstacle.
Uruha ferma subitement la porte du hall derrière lui, sans un regard pour son ami et il se dirigea vers sa chambre, ne prenant pas la peine de fermer le fusama. Aoi l'entendit farfouiller dans ses tiroirs et sa garde-robe, bientôt il vit un pan de la serviette laissée tombée sur le sol, il détourna automatiquement la tête comme s'il devait éviter à un mauvais penchant de s'exprimer. Il écouta Uruha s'habiller et le vit, du coin de l'½il, reparaître en jean et t-shirt. Il passa à ses côtés sans toujours le regarder et se dirigea vers la cuisine, se grattant le crâne.
- Assieds-toi Aoi, je vais nous chercher quelque chose à boire.
- Ca n'a pas d'importance, je ne veux pas éterniser ce moment, je veux vite régler ça.
- Aoi, de qui tu te fiches ? S'énerva Uruha tout en lui faisant face, tu as la possibilité, toi seul, de régler ça en cinq secondes. Et tu le sais, alors pourquoi refuses-tu de le faire ?
- Tu sais pourquoi.
Uruha soupira et aplatit ses paumes sur ses hanches, il ne s'en rendit pas compte immédiatement mais il avait les larmes aux yeux. Oui il le savait, évidemment qu'il le savait. Mais il ne devait pas le reconnaître. Lui aussi avait échoué à repousser ce souci, qu'est-ce que ce baiser avait de différent pourtant ? En quoi différait-il des autres attouchements, que s'était-il passé pendant cette minute ? Depuis des jours il s'adressait à Aoi, froidement, pour ensuite se rendre compte qu'il l'aguichait dans l'heure qui suivait, il pensait jouer à un jeu dangereux sans réaliser qu'il y avait déjà perdu. Il se dirigea finalement vers le divan, oubliant sa proposition de lui offrir à boire, et s'y assit, il agrippa le bras d'Aoi au passage pour l'inviter à ses côtés. Son ami le suivit et s'affala lourdement sur le meuble. Ils restèrent ainsi pendant dix bonnes minutes, sans se regarder, sans ouvrir la bouche, uniquement obnubilés chacun par leurs propres battements de c½ur qui s'affolaient. Que cela semble long dix minutes quand l'esprit n'est pas occupé. Finalement, Uruha laissa échapper un souhait :
- Embrasse-moi.
Aoi resta de marbre quelques secondes, ses joues rosissaient. Il se tourna lentement vers son compagnon, faisant obstacle à toute pensée qui pourrait le surprendre et l'empêcher d'accéder au désir de son ami. Uruha pivota également et approcha ses lèvres des siennes lorsque, tout à coup, il se retira, ébauchant un sourire mal assuré :
- Çà restera un test, si ça nous...disons, fait de l'effet, on ne devra pas le confier. On risquerait de mettre le groupe à mal si ça arrivait encore.
Aoi acquiesça sans un mot et attendit que le guitariste se détende puis se rapprocha à son tour. Ils fermèrent d'abord les yeux puis posèrent leurs lèvres les unes contre les autres dans un doux baiser que leurs souffles chatouillaient, un baiser qui, rapidement, devint humide et sensuel. Uruha, contre l'attente d'Aoi, posa délicatement sa main derrière ses longs cheveux bruns pour approfondir le ballet dansé par leurs langues. Il lui caressa alors la nuque tandis que son ami resta figé, en alerte, l'excitation lui provoquait des bouffés de chaleur et lui tournait presque la tête. Il ne pouvait qu'être le spectateur de son propre corps, il était persuadé que si leur enlacement se prolongeait, son esprit n'aurait plus d'emprise sur ses propres mouvements. Il n'y avait pas de doute sur ce qu'il éprouvait pour le corps de son ami. Il se dégagea alors violemment, haletant. Uruha avait déjà détourné la tête, ses joues était rosies par l'excitation, Aoi le remarqua. Lui aussi.
- Pourquoi as-tu continué à m'embrasser ? Demanda-t-il finalement d'un air qui se voulait vexé.
- Je voulais être sûr de ressentir ce que j'avais ressenti sur la scène.
Il jeta un premier regard à Aoi et se rassit convenablement pour se lever la seconde d'après et gagner la cuisine, à mi-chemin, il s'arrêta et lança, par-dessus son épaule :
- Ce fut le cas.
Aoi sentit la phrase résonner dans sa tête puis concentra son attention sur Uruha, il l'entendit ouvrir le frigo pour en sortir deux bières dont le verre des bouteilles tintelait gaiement. Il s'assit plus confortablement et s'appropria un magasine qu'il feuilleta, jugeant sans doute qu'il penserait à autre chose et que sa gêne s'évaporerait. Son c½ur lui rappelait à chacune de ses vibrations qu'il ne pouvait y échapper, et, peut être plus présent encore, son intimité gonflée, qui n'était qu'un autre témoignage de ce qui s'était passé, et de ce qui pouvait encore se passer... Il referma le livre sèchement et le fit planer jusqu'à la table basse, aussitôt énervé. Uruha lui tendit alors un verre de bière qu'il accepta volontiers, il se risqua à l'observer et obtint en échange un sourire timide mais si excitant. Par réflexe, il se recula dans le divan comme pour cacher son embêtement, prêt à avaler une gorgée mais Uruha lui retira le verre des mains sans qu'il ne comprenne pourquoi, il l'observa le poser sur la table , suivit de son jumeau. Uruha s'était simplement dégager les mains pour ensuite s'installer à califourchon sur ses jambes, il entreprit alors de l'embrasser une nouvelle fois sans qu'Aoi ne puisse réagir suffisamment vite pour l'en empêcher. Le message était plus que clair. Aoi sentit une nouvelle bouffée de chaleur oppresser sa poitrine puis descendre son ventre pour se diriger vers son sexe tendu. Uruha risquait de le sentir, lui-même commençait à montrer des signes d'érection. Et s'il parvenait à le sentir , en réalité,alors Uruha ne risquait pas de s'en rendre compte mais il en était déjà conscient lui aussi. Il tenta alors de dégager ses lèvres, une fois fait, chercha à repousser son ami.
- Tu ne veux pas ? Demanda Uruha, les yeux en alerte.
- Uruha, s'il te plait, laisse-moi partir. Tu sais pourquoi.
- C'est juste un baiser, se défendit-il, je te demande juste un baiser.
- Tu ne me le demandes pas, tu me le voles.
Uruha le contemplait, les yeux humides, le visage déconfit, comme inquiet de le voir soudainement disparaître de ses bras. La vue qu'il lui offrait pinça le c½ur à Aoi, et ne fit que le persuader un peu plus que bientôt il perdrait pieds dans cette histoire. Elle devait prendre fin, là, exactement maintenant. Si elle se refusait à le faire, alors jamais elle ne s'arrêterait. Etait-ce vraiment ce qu'ils désiraient, la priver d'un dénouement ? C'était tellement tôt pour en décider. Uruha ne semblait pas le comprendre, ou ne vouloir le comprendre. Quel retournement de caractère, lui qui, quelques minutes auparavant refusait de croire à un quelconque baiser... Aoi le fit glisser de ses jambes sur le divan et se dressa, abandonnant un Uruha au regard triste. Il n'eut pas le temps de faire un premier pas que le second guitariste se leva à son tour et le toisa d'un regard qui, désormais, affichait sa détermination. Dès qu'il traduisit l'expression de ses yeux, Aoi sut qu'il devait partir, maintenant et non dans les minutes qui suivraient, que son unique chance se présentait à ce moment-ci mais qu'elle s'évanouissait déjà, il réfléchissait trop. Il constata également que la peur prit son corps en otage et lui glaça le sang, pendant quelques secondes seulement, mais c'était si intense, et si évident comme appel. Mais un il-ne-sait-quoi le cloua sur place, attendant que tout s'enchaîne, qu'Uruha s'énerve et qu'il subisse. Le premier domino vacilla et chuta, entraînant dans sa chute les suivants. Aoi visualisa la scène au ralentit, car elle fut, en vérité, tellement fulgurante. Uruha lui agrippa le bras sans qu'il n'ait, une fois de plus, le temps de réagir et de courir vers la porte. Son ami le traîna presque jusque dans sa chambre, Aoi essayait vainement de lui faire lâcher prise et de se dégager mais il sentit alors une main lui asséner une claque monumentale, sa tête bourdonnait et il se laissa littéralement tomber, ce qui, finalement, facilita le travail à son compagnon qui n'avait plus qu'à le porter et à le déposer sur son lit. Celui-ci ferma la porte mais ne la verrouilla pas. Aoi le regarda faire sans ouvrir la bouche, une main toujours présente sur la joue meurtrie. Il comprit que le guitariste lui laisserait toujours la sortie accessible.
- Quand tu voudras, tu pourras partir Aoi. Lui dit-il.
Sa voix lui lançait un défi, mais l'expression de son visage ne s'y accordait pas, il affichait plutôt une moue gênée par ce qu'il venait de faire, il l'avait frappé si fort.
- Mais, je suis certain que, même ouverte, tu ne franchiras pas cette porte. Parce que tu veux rester. Continua-t-il d'un air aguichant.
Aoi sourit mais ne répondit pas, il observa la pièce, elle était élégante. Le lit, grand, devait être impeccablement recouvert avant que son corps n'y soit posé. Les rideaux, à sa gauche, plongeaient mollement leur tissus jusqu'au sol, ils étaient épais et, fermés, ils devaient empêcher toute lueur d'entrer. Seules une garde-robe et une étagère à tiroirs, sur sa droite, composaient le reste de la pièce. Leur bois était sombre et laqué. Pour seul décoration, un tableau qui ornait le mur face au lit et une plante verte adossée au même mur. Son regard s'arrêta alors sur les guitares d'Uruha, soigneusement rangées dans des étuis, à porté de main. Il en empoigna une et la débarrassa de son vêtement avant d'y jouer quelques notes. Uruha le regarda faire un moment, il sentait son corps se calmer au son de la mélodie, son souffle reprit de son rythme habituel et lorsqu'il fut certain d'être entièrement apaisé, il s'appropria à son tour une guitare, s'assit aux côtés d'Aoi sans le perturber dans son jeu et enchaîna sur la même mélodie. Ils jouèrent ainsi pendant une demi-heure, puis Aoi cessa de pincer les fines cordes et rhabilla la guitare, il la posa ensuite contre un mur et se leva, Uruha l'imita, déglutissant difficilement car il savait qu'Aoi allait partir.
- Je vais rentrer, annonça Aoi, demain nous avons une répétition à neuf heure, je n'ai pas envie d'être en retard.
- Tu peux dormir ici.
Aoi se tourna vers lui, grimaçant, ses sourcils tendus formaient un minuscule bourrelet au-dessus du nez. Uruha s'empressa de parler pour le rassurer.
- Je dormirai dans le divan si tu veux, vraiment.
Son ami s'apprêtait à répliquer mais Uruha le coupa derechef :
- Après tout, c'est pour ça que tu es venu. Non ? Il se rassit sur le bord du lit et lui lança un regard narquois. Mieux qu'une conversation, tu as eu des faits.
- Uruha, ce n'est pas ça que je venais chercher.
Comme il vit que son ami ne bougeait pas et ne présentait pas le moindre signe de réaction, si ce n'est un soupir, il décida de se rasseoir à ses côtés puisque les choses ne s'étaient pas éclaircies pour lui, apparemment. Pourtant, lui avait trouvé sa réponse, et surtout, il savait quoi faire à présent. Il lui semblait avoir creusé suffisamment pour découvrir la solution à son énigme, mais de trop pour avoir déterrer un problème bien enseveli, celui d'Uruha.
- Uruha, qu'est-ce qui te pose problème ?
Son ami soupira à nouveau et cligna des yeux très lentement, il se leva sous le regard curieux d'Aoi et fit glisser le fusama.
- Tu as raison Aoi, tu ferais mieux d'aller dormir chez toi.
- Mais...
- Parce que c'est ça mon problème. Le coupa-t-il en pivota sa tête vers lui sans que son corps ne suive le même mouvement.
Aoi comprit que la situation, au lieu de sortir de sa stagnation, avait empiré. Il ne savait plus quoi faire, il n'y avait pas grand chose à faire à vrai dire. Aussi ne dit-il rien et se dirigea-t-il vers l'entrée où il commença à se rhabiller. Uruha l'avait lentement suivi pour lui souhaiter un bon retour et une bonne nuit mais l'envie n'y était pas, il ne le regarda même pas.
- Fais attention sur la route. Et dors bien, on se voit demain de toute façon. Lui dit-il.
Il s'apprêtait à lui tourner le dos et à se cloîtrer dans sa chambre pour dormir et mettre fin à ce goût amer qui lui emplissait la bouche quand Aoi l'interpella :
- Uruha, s'il te plait.
- Que veux-tu? Demanda-t-il sans se retourner.
Aoi soupira et s'avança de quelques pas.
- Regarde-moi.
De mauvaise volonté, il lui obéit et s'obligea à braquer son regard dans le sien sans vaciller, jamais le guitariste brun ne lui était apparu si intimidant. Il eut un mal fou à se concentrer sur ses yeux sans détourner les siens.
- Viens demain, à la répétition.
- Évidemment.
Son ami sourit et s'approcha sans qu'Uruha ne s'y attende pour déposer un baiser sur sa joue.
- Viens, vraiment.
Il lui décocha un regard charmeur et partit d'une allure mal assurée, il fut le premier surpris de l'avoir embrassé. Il ferma la porte. Sur le visage rêveur d'Uruha se dessina alors, petit à petit, un sourire. Cette nuit non plus il ne dormirait pas, mais ça ne sera pas pour les mêmes raisons....






____________________________________________....A Suivre....__________


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# Enviado el lunes 23 de febrero de 2009 02:00

Modificado el domingo 15 de noviembre de 2009 12:40

____Tu m'appartiens... __ Chapitre deux __



_____Titre : Tu m'appartiens

_____Auteur : Akira

_____Genre : Yaoi , romance, drame

_____ Personnages : Tous les Gazettos

____Disclaimer : Je n'en voudrais même pas ! Et je ne suis pas de mauvaise foi <.<







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____________________________________________________Chapitre deux
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Bonne lecture!!! :D






_______________ Le lendemain, Uruha se sentit étrangement reposé et serein, pourtant, il n'avait pas fermé l'½il de la nuit. Il était si excité à l'idée de revoir Aoi, de le voir différemment surtout; après ce qui s'était produit, il ne pourrait de toute évidence pas le considérer comme avant. Et cette excitation le dérangeait, il frétillait d'impatience et redoutait ce moment en même temps. Il se fit la réflexion que, même s'il lui avait déposé un baiser sur la joue, en rien leur situation n'avait véritablement changé, peut être s'était-elle même envenimée. Néanmoins, il était convaincu qu'une étape était franchie, qu'il avait poussé Aoi à la franchir et que celui-ci l'avait finalement fait, à deux doigts, pourtant, de reculer.
Il fila dans la salle de bain et se doucha longuement, toujours perdu dans ses pensées. Il pensait encore au guitariste brun lorsqu'il enfila des vêtements et qu'il se versa une tasse de café brûlante. Depuis quand ses réflexions ne cessaient-elles de se tourner vers Aoi? Il lui semblait qu'il n'était déjà pas rare qu'il le fasse avant même d'échanger ce baiser sur la scène. Il rougit lorsqu'il ressassa ces nombreuses occasions où Aoi lui parut si séduisant, si attirant, si charmeur. Il était plus qu'attirant ce jour-là sur scène, à tel point qu'il n'avait pu s'empêcher de l'approcher en jouant et de se coller à lui avant de l'embrasser. Si le baiser ne parut pas inaperçu au public, il ne le fut pas non plus pour les autres membres du groupe, Uruha l'avait longtemps embrassé, plutôt passionnément. Aoi fut surpris, évidemment, mais il ne résista pas à ses mains posées avec insistance sur ses hanches et à sa langue qui se faufila entre ses lèvres, il prolongea lui-même leur échange pendant les dernières secondes. Dès qu'ils descellèrent leurs bouches, ils se fixèrent dans les yeux quelques instants puis se repoussèrent instinctivement comme si une tension s'était élevée entre eux et les empêchait de s'approcher à nouveau. Uruha partit de l'autre côté de la scène, ne prêtant attention ni aux cris hystériques du public qu'ils venaient de déclencher, ni au sourire malicieux que Ruki et Reita échangèrent; Aoi resta un instant cloué sur place, dans l'incapacité totale de se comporter comme s'il avait été question d'un fanservice, en aguichant un peu plus la foule. Il lui fallut quelques temps pour se ressaisir et, alors, adresser un bisous volant à la salle. Ils étaient dupés. Lui non. Pour lui, il était clair que ce baiser n'était déjà plus un fanservice. L'avait-il seulement été, d'ailleurs....Uruha avait remarqué le choc de son ami, et il comprit aussitôt qu'il n'aurait jamais du laisser la liberté à ses désirs, immédiatement, il s'ordonna de croire que cet écart n'était qu'un fanservice, il fallait qu'il ne fusse pas autre chose! Malheureusement, il était autre chose.
Uruha scruta sa montre et se rendit compte qu'il était fort en retard, il abandonna la tasse de café qu'il n'avait pas touchée et s'habilla de sa veste, il se chaussa ensuite et dévala les escaliers de son appartement. Il s'engouffra dans sa voiture et se rendit jusqu'au local de répétition, les autres membres l'attendaient certainement, prêts à lui faire remarquer que rien ne changeait : il était encore en retard.
Au local de répétition, en vérité, seul Aoi était présent. Il était lui-même arrivé cinq minutes après l'heure fixée, l'estomac tordu par la peur de rencontrer Uruha, et fut presque soulagé de ne voir personne dans ce qu'ils s'étaient aménagé comme petit salon, il espéra même que Kai lui téléphone pour lui annoncer que la répétition était annulée. Tout était bon pour fuir la confrontation avec Uruha. Ça l'exaspéra de penser ça.
- Tu es vraiment ridicule Aoi, se dit-il tout haut.
- Pourquoi es-tu ridicule?
Le guitariste se retourna, surpris par la voix de Ruki. Il venait d'arriver et tenait encore la poignée de la porte dans la main. Il lui adressa un sourire et posa ses affaires pour se mettre à l'aise, Aoi en profita pour ne pas répondre et entreprit de préparer sa guitare. Ruki le regarda faire, le regard sombre.
- Aoi.
- Oui?
- Tu ne m'as pas répondu.
- Ah...J'étais juste perdu dans mes pensées.
Il lui sourit à son tour, inquiet, mais inquiet de quoi? Bien sûr Ruki, Reita et Kai s'étaient étonnés de les voir s'embrasser à ce concert, mais ils en étaient restés là, s'échangeant des sourires et des rires qui en disaient long, les taquinant par la suite avec cette histoire. Ils n'avaient rien remarqué. Comment auraient-ils pu comprendre ce qui s'était produit pendant cet échange? Aoi accorda convenablement sa guitare et fuyait le regard insistant du chanteur, pourquoi continuait-il à le scruter ainsi? Il fit un effort pour paraître naturel et s'obligea à ne pas en tenir compte, en effet, quelques minutes passèrent et Ruki vaqua également à ses occupations en attendant la venue des autres, ils échangèrent même quelques paroles, balayant la pression qui pesait sur leurs épaules auparavant.
- Ils sont vraiment en retard! Fit remarquer Ruki. Même Kai alors que ça ne lui ressemble pas.
- Ce n'est pas grave, ça n'arrive pas souvent. Et puis, on était en retard nous aussi.
Pour toute réponse, le chanteur émit un grognement, ce qui fit sourire son ami, qu'est-ce qu'il était ronchon le matin, il trouvait toujours à rouspéter sur le moindre détail, même lorsqu'il n'y avait pas lieu de le faire....Dix bonnes autres minutes s'écoulèrent quand Ruki décida d'appeler Kai; Aoi, pour sa part, se prépara un thé avant de s'installer dans le divan. Sans ne rien pouvoir y faire, l'image d'Uruha s'imposa à son esprit, il était toujours en retard, mais cette fois-ci, était-ce simplement un retard ou n'allait-il pas venir? Aoi ne savait s'il désirait qu'il surgisse dans l'instant, s'excusant pour son retard et réaliser, étonné, qu'il n'est pas le dernier; ou qu'il ne vienne finalement pas, prétextant un mal de tête ou un empêchement de dernière minute. Tout en imaginant sa réaction dans les deux cas, il en vint à la conclusion que l'absence d'Uruha le rendrait triste, mais sa présence pourtant ne l'enchantait pas non plus. S'il ne venait pas, il ne pourrait s'empêcher d'y réfléchir toute la journée, espérant à chaque instant que la porte du locale s'ouvre sur lui, et les autres risqueraient de lui poser des questions sur son humeur, lui qui était toujours gai et plein d'énergie d'habitude. Mais s'il venait, il ne risquait pas lui seul mais tous les deux de leur sembler bizarre.
Aoi fut interrompu dans ses pensées lorsque Ruki se laissa tomber à ses côtés, son téléphone portable dans la main.
- Kai et Reita sont en train de déjeuner! Ils disent qu'ils ne vont pas tarder!S'exclama-t-il offusqué. Non mais tu imagines? Continua-t-il en tournant sa tête vers le guitariste. Ils déjeunent tranquillement pendant qu'on les attend! Quant à Uruha, pas la peine de lui demander d'allumer son téléphone de temps en temps!
- Ce n'est pas grave, Ruki. On ne peut que les attendre de toute façon, bois quelque chose ou mange un truc si tu t'ennuies.
- Ouais, tu as raison... Répondit-il toujours en grognant.
Pourtant il suivit son conseil et se prépara aussi un thé, il vint ensuite s'asseoir à côté d'Aoi et but une gorgée qui lui ébouillanta la langue, il gémit sous la douleur et s'éventa avec ses mains, comme si cela pouvait le soulager de sa douleur buccale, ce qui fit rire Aoi de bonne foi.
- Ruki, laisse-le refroidir avant! Dit-il entre deux rires.
Ruki rit à son tour, ce qui étonna son ami qui l'imaginait déjà s'énerver et traiter son thé de tous les noms. Ils partirent dans un fou rire mais parvinrent à se rattraper. Aoi se sentit tellement décontracté, son inquiétude du matin s'était dissipée en un clin d'½il. Il en était sûr, Ruki et les autres n'avaient pas perçu cette passion et ce sentiment étrange qu'Uruha et lui avait partagés lors de ce baiser. Mais, après un bref silence, Ruki se tendit et afficha une mine embêtée :
- Dis-moi Aoi, qu'est-ce qui s'est passé? Pourquoi Uruha t'a-t-il embrassé?
Subitement, Aoi se raidit à son tour, son assurance se brisa en morceaux et son sang se figea. Il venait à l'instant de se persuader qu'il n'y avait aucune mésentente à ce sujet, il n'en avait presque pas douté. Ruki était parvenu à disloquer cette persuasion. Le c½ur battant à tout rompre, Aoi avait déjà compris qu'il ne parviendrait pas à se montrer convainquant sur n'importe quelle excuse, mais il aurait quand même recours aux excuses ,et tant pis si cela ne lui convenait pas. Il ne pouvait rien faire d'autre et n'imaginait pas d'autre réaction que la bouderie de la part du chanteur.
- Comment veux-tu que je le sache? Répondit-il sur une voix stressée.
- Aoi, ne te cache pas derrière des excuses avec moi. J'ai bien vu ce qui s'est passé, toi-même sur le moment tu étais déboussolé, tu as été incapable de rejouer immédiatement, j'ai même cru au départ qu'Uruha t'avait vexé!
Aoi ne sut quoi répondre sur le moment, il pourrait prendre cette excuse même: Uruha l'avait vexé et il lui en voulait toujours. Ça paraissait simple, mais c'était suffisant. Considérant le chanteur qui le fixait, impatient qu'il prenne la parole, il sentit une boule lui oppresser la gorge. Non, il ne pouvait pas. Il ne pouvait pas lui mentir, et il ne pouvait pas lui dire la vérité, du moins, toute la vérité. Que risquait-il finalement à lui avouer que le baiser l'avait secoué lui et Uruha? Il pourrait râler, un peu, pour la forme, mais il ne le divulguerait pas à Kai et Reita. Il ne lui parlerait pas de la veille passée chez le guitariste blond bien sûr, il lui parlerait seulement des doutes qui l'avaient assailli lorsqu'Uruha l'embrassa, il ne lui parlerait même pas des sentiments ressentis par Uruha, du moins, du seul sentiment qu'éprouva Uruha dont il eut la connaissance. Cela lui rappela à quel point la discussion n'était pas terminée avec le second guitariste.
- Ruki, ce baiser....comment dire, ne m'a pas vexé, pas tout à fait.
Il jeta un rapide coup d'½il à son ami qui ne broncha pas et qui, du regard, l'invita à poursuivre son explication.
- En réalité, son baiser m'a excité sur le coup. J'ai été déboussolé un bon moment parce que je ne savais pas comment me comporter, je ne pouvais pas non plus me dissimuler à moi-même l'effet que ça m'a provoqué.
Il s'en arrêta là, estimant que c'était suffisant, non seulement pour Ruki mais également pour lui, ça avait été si pénible de devoir aligner tous ces mots, il se surprit à trembler légèrement.
- Tu sais Aoi. Commença Ruki en s'interrompant un instant. Je crois que j'aurai préféré que tu me dises que tu étais vexé.
Aoi ne dit rien, il sentait que le petit chanteur n'avait pas terminé, pourtant il ne se décida pas à reprendre la parole lui non plus. Aoi se tourna alors vers lui pour essayer d'analyser sa réaction sur son visage et fut surpris de voir que Ruki avait déjà approché le sien. A ce moment, il réalisa que le chanteur pouvait réagir autrement qu'en boudant à ce qu'il avait annoncé, à ce moment, la chaleur de l'haleine de Ruki se mêla à la sienne, à ce moment, Ruki abattit violemment ses lèvres contre les siennes....
Aoi ne le repoussa pas, trop stupéfait pour le faire. Ce baiser était brusque mais si ardent, Aoi se laissa entraîner et profita des lèvres du chanteur, il embrassait si bien. Il ressentit son corps réagir sous les effets de ce baiser excitant. Lorsque Ruki se sépara de lui, il lui sourit et approcha sa bouche de son oreille pour lui souffler :
- J'aurai vraiment préféré que tu me dises que tu étais vexé.
Ruki agrippa sa tête entre ses mains, délicatement, et l'embrassa à nouveau. Aoi s'abandonna à ses caresses, il les désirait, non, il désirait plus à cet instant précis, il aurait voulu que Ruki entreprenne la découverte de son corps de ses mains. Mais à ce moment, ils entendirent distinctement la porte du hall s'ouvrir.






____________________________________________....A Suivre....__________


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# Enviado el sábado 28 de febrero de 2009 07:52

Modificado el domingo 15 de noviembre de 2009 12:41

____Tu m'appartiens... __ Chapitre trois__




_____Titre : Tu m'appartiens

_____Auteur : Akira

_____Genre : Yaoi , romance, drame

_____ Personnages : Tous les Gazettos

____Disclaimer : Je n'en voudrais même pas ! Et je ne suis pas de mauvaise foi <.<







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____________________________________________________Chapitre trois
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Bonne lecture!!! :D












_______________ La porte s'ouvrit sur un Uruha essoufflé, manifestement, il avait couru. Il sourit en se rendant compte que seuls Aoi et Ruki était là, ce dernier sirotait son thé tout en travaillant sur des paroles de chanson tandis qu'Aoi, installé dans le fauteuil, vagabondait son regard au hasard dans la pièce, il semblait préoccupé. Il se fit la réflexion que c'était normal, après la soirée passée chez lui.
- Salut Uruha ! Lança un Ruki très matinal.
- Salut. Salut Aoi
Celui-ci sursauta à l'appel de son nom, écarquilla les yeux, puis lui répondit par un sourire timide. Finalement il était venu. Ça n'était malheureusement pas une consolation, surtout après ce qui venait de se passer avec Ruki, peut être aurait-il été mieux qu'il ne vienne pas. Ils avaient tout juste eu le temps de se détacher l'un de l'autre, le chanteur s'était levé en s'emparant de ses feuilles et de son thé, à une vitesse qu'Aoi admira. Mais Ruki l'avait mis dans une sale situation, mais il n'avait rien entreprit non plus pour le repousser, ces baisers avec le chanteur paraissaient déjà si lointain, comme s'ils appartenaient à la sphère des rêves et qu'ils s'étaient évanouis, envolés par la porte qu'Uruha venait d'ouvrir. Ils semblaient suffisamment lointains pour lui faire croire qu'il ne s'était rien passé.
Uruha vint s'installer auprès d'Aoi lorsque Reita et Kai débarquèrent à leur tour, ils semblaient d'excellente humeur mais n'eurent pas le temps de saluer leurs amis que déjà Ruki leur sauta dessus, fâché.
Vous n'arrivez que maintenant ? Ça fait vingt minutes qu'on vous attend !
Tandis que Reita et Kai bafouillaient et essayaient de se justifier, Uruha en profita pour glisser quelques phrases discrètes à l'attention d'Aoi :
- Aoi, à propos de hier, murmura-t-il.
Le guitariste brun se crispa, non, pas maintenant ! Pas déjà ! Il souhaitait qu'il lui laisse le temps de se remettre de ses émotions : sa relation avec Uruha se compliquait déjà qu'une relation avec Ruki s'engageait ! Il avait déjà du mal à décortiquer le problème d'Uruha, il devait avouer que les motivations de Ruki, elles, lui échappaient complètement. Il se sentait tellement mal à l'aise vis-à-vis d'Uruha sans comprendre pourquoi.
- Pas maintenant Uruha, on n'est pas seuls.
Ce dernier jeta un ½il aux trois autres membres du groupe qui discutaient dans leur coin sans leur prêter attention. Il était étonné que le chanteur ne lui fit pas de réprimandes, après tout, il était arrivé en même temps que Kai et Reita.
- A propos de hier, je...Je voulais m'excuser, de t'avoir giflé. Sa voix, comme portée par un souffle, était douce et pleine d'aveux.
Aoi se tourna vers lui, le c½ur pincé et douloureux. Il lui semblait qu'Uruha était prêt à lui faire une révélation, il lui semblait même connaitre cette révélation mais il pria de se tromper.
- Ça...Ça n'est rien, vraiment.
- Si, au contraire. J'ai beaucoup réfléchi cette nuit, et je crois qu'on devrait en parler.
Il le regarda sérieusement, à cet instant, Aoi fut certain qu'Uruha avait décidé de donner une suite à ce baiser, il se pouvait même qu'il soit amoureux de lui. Il ne put s'empêcher d'afficher une mine triste, il croyait que la nuit conseillerait Uruha comme elle l'avait conseillé lui : oui en effet ils devaient discuter, mais pas pour s'entendre sur le couple qu'ils pourraient former, mais plutôt sur la rupture nécessaire à cette relation trop ambiguë. Quoi qu'il fasse, Aoi n'avait pas le choix, et son ami non plus, ils devaient s'entendre sur cette histoire et se mettre d'accord sur une conclusion.
- D'accord, mais pas maintenant.
- Ce soir...Chez moi ?
Ils se regardèrent, chez lui ou ailleurs, après tout quelle différence cela avait-il du moment qu'ils soient seuls ? En réalité aucune, il y aurait une différence s'ils avaient invité de la compagnie ; rien n'empêcherait Uruha de tenter de lui sauter dessus même dans un autre endroit que son appartement....
- D'accord. Mais, on n'en reparle pas avant alors, s'il te plait, ça me met mal à l'aise ce froid entre nous.
Il lui sourit maladroitement et Uruha acquiesça, ils soupirèrent en même temps et discutèrent d'autres sujets, d'abord avec retenue puis avec véhémence, comme avant, ou alors n'était-ce qu'un « semblant d'avant »....
Lorsque Ruki se lassa lui-même de ronchonner, Kai et Reita vinrent saluer les deux guitaristes, papotèrent un instant mais ils s'apprêtèrent rapidement pour commencer la répétition, ils avaient facilement perdu une demi-heure. Ils jouèrent pendant quelques heures, quelques heures où tout se passa sans encombres, Uruha et Aoi échangèrent de temps à autre des regards, sans se soucier de ce qu'ils pourraient signifier, ils se sentaient mieux lorsqu'ils jouaient et parvinrent enfin à se décontracter. Ce qu'Aoi ne remarqua pas, et encore moins Uruha, c'est que leurs ½illades n'échappaient pas à l'½il attentif de Ruki.
- C'est bon les gars, interrompit un Ruki essoufflé et rouge, on va s'arrêter là pour une bonne demi-heure.
- Très bonne idée, approuva Reita qui n'était pas dans un meilleur état.
Ils posèrent leurs instruments, Reita s'installa dans le divan, une serviette fraîche sur le visage, Kai le rejoignit quelques secondes plus tard tandis que Ruki en profita pour aller fumer quelques cigarette. Uruha et Aoi, eux, décidèrent d'aller se rafraîchir dans leur petite salle de bain. Alors qu'ils s'épongeaient le visage silencieusement, Aoi ne put s'empêcher d'admirer la douce peau de l'androgyne, elle était si pâle et semblait sentir si bon, il se surprit à s'imaginer la toucher du bout des doigts, la caresser tendrement avant de l'embrasser sur chaque centimètre carré. Son regard se posa ensuite sur sa bouche aux traits fins, elle était mouillée et si sensuelle, Aoi se remémora la sensation que cela faisait de les embrasser, de passer sa langue dessus, il brûlait d'envie de le faire pour y récupérer les gouttelettes d'eau et arracher un gémissement du guitariste blond rien que par ce baiser. Il rougit aussitôt, ce qui n'échappa pas à Uruha :
- Tu peux si tu veux.
- De...de quoi parles-tu ?
- M'embrasser. Je sais que tu ne voulais pas qu'on en parle avant ce soir mais tu en meurs d'envie autant que moi.
Aoi secoua la tête et baissa les yeux.
- Ça ne vaut mieux pas.
Il se détourna de son ami pour s'essuyer le visage avec sa serviette, il n'eut pas le temps de la reposer qu'il sentit les mains d'Uruha agripper ses épaules pour le tourner face à lui, il le plaqua contre le mur en prenant garde à ne pas le faire trop brutalement et aplatit ses lèvres contre les siennes. Aoi se laissa faire, enivré par l'odeur du beau blond, il fondait de plaisir mais lorsque l'androgyne libéra enfin ses lèvres, il s'apprêtait à protester, ce dernier ne lui en laissa pas le temps et s'appliqua à déposer des baisers dans le creux de son épaule puis le lui mordilla, Aoi ne put retenir un cri de satisfaction :
- U...Uruha...Arrête !
- Tu veux vraiment que j'arrête ? S'enquit le blond d'une voix suave déjà gagnée par le plaisir elle aussi.
- Oui...Il faut que tu arrêtes.
Pour toute réponse, Uruha pressa son intimité gonflée contre celle du second guitariste, ce qui lui arracha une autre plainte, Aoi se tordait contre le corps d'Uruha mais plus pour prolonger les frottements de bassin que pour lui échapper, il écouta alors Uruha qui se mit également à gémir. Ce dernier le guida par le menton vers son visage et lui captura à nouveau ses croissants de chaire tandis qu'Aoi entreprit de déboutonner le pantalon de son ami, il peina un moment tant Uruha remuait son corps sous l'excitation. Quand il parvint à l'ouvrir, il ne réfléchit pas avant de faufiler sa main dans le mince interstice entre la peau brûlante et le sous-vêtement. Il ne réfléchit pas non plus lorsqu'il plongea ses doigts dans le boxer et qu'il les replia, tremblant, autour du sexe durci de son amant. Uruha élança sa tête en arrière :
- Oh...Aoi....
- Uruha, ne crie pas trop fort ! Souffla Aoi.
Le silence dans lequel baignait la salle de bain deux minutes auparavant avait fui, la pièce fut animée des bruits de leur respiration forte et de leurs soupirs rauques. Uruha alternait baisers et mordillements dans le cou et dans la nuque du beau brun tandis que celui-ci commença à le masturber doucement, pour plus de facilité, il changea les rôles, se déplaçant légèrement sur le côté et le plaquant contre le mur pour ensuite se coller à son corps, il continua ses mouvements de vas-et-viens, encouragé par les soupirs et réclamations de son ami. Soudain, il suspendit son geste, Uruha se tut, lui aussi avait entendu : quelqu'un se dirigeait vers la pièce où ils se trouvaient. Ils n'eurent besoin d'échanger un seul regard pour se séparer, Uruha se reboutonna précipitamment tandis qu'Aoi se jeta de l'eau sur le visage comme pour se débarbouiller. Son ami eut tout juste le temps de se passer les mains dans les cheveux pour les remettre en place que Reita débarqua dans la salle de bain.
- Dites j'veux pas dire mais vous occupez la salle de bain depuis un bon quart d'heure, j'aimerai bien me laver un peu aussi !
- Désolé Reita, dit Uruha en ré-adoptant son allure habituelle.
- On ne pensait pas avoir mis autant de temps, s'excusa Aoi qui se sécha le visage pour la seconde fois.
- Ouais bon, ça va. Grogna-t-il. Mais maintenant oust ! Et toi Uruha je t'interdis de venir discrètement pour me violer !
L'intéressé leva un sourcil et croisa les bras tandis qu'Aoi éclata de rire, ce qui lui permit d'évacuer son stress, Reita était tellement naïf par moment, s'il savait....
- Ne t'inquiète pas Reita, si je voulais violer quelqu'un ici ce ne serait pas toi !
- Mais oui c'est ça, continua Reita qui se déshabilla sans aucune pudeur devant les deux autres membres, c'est ce qu'on dit, moi je t'assure mes fesses me disent autre chose, avec ce qu'elles ont subi l'autre jour...
Uruha soupira tandis qu'Aoi se tordait de rire et tentait vaille que vaille se s'éclipser. Finalement Uruha le poussa dehors et sortit également, laissant le bassiste se doucher tranquillement. Ils allèrent s'installer dans le canapé aux côtés de Kai et de Ruki et bavardèrent, comme si de rien n'était, ils n'avaient de mal à paraître naturels que lorsque leurs yeux se croisaient et qu'un mince sourire gêné venait étirer leurs lèvres. Vingt minutes plus tard, la répétition reprit, Reita ne cessa d'embêter Uruha comme à chaque répétition et ce dernier le lui rendait bien. Aoi avait l'esprit ailleurs, ce qui ne l'empêcha pas de jouer, mais il ne cessait de penser à toute cette histoire entre lui et Uruha. Il en vint à s'avouer qu'il était tombé sous le charme de l'androgyne et qu'il ne pouvait lutter contre, il pourrait peut être envisager d'entretenir une vraie relation avec lui, mais il ne pensait pas être amoureux, elle ne serait que charnelle, rien de plus, peut être serait-elle parfois agrémentée de quelques petites attentions mais vraiment rien de plus. Cela l'embêtait, il devrait en parler à Uruha pour ne pas le blesser, il était convaincu que le guitariste blond, lui, était bel et bien amoureux. Et puis, s'il continuait à le repousser, que se passerait-il ? Uruha se morfondrait et lui se trouvait bien ridicule de refuser de le considérer comme son amant alors qu'il avait tant de mal à résister contre l'attrait sexuel qu'il provoquait chez lui. Non, tu es idiot Aoi, tu n'as pas de mal à y résister, tu n'y résiste pas du tout crétin ! Se dit-il en mettant un terme à ses réflexions et en les chassant pour se concentrer sur son jeu de guitare. Mais une autre pensée lui traversa l'esprit et l'attrista quelques secondes : s'il le repoussait, Uruha serait abattu et il ne pourrait pas se le pardonner, mais il ne pouvait lui-même s'engager dans un amour à sens unique, un amour n'est pas l'affaire d'une seule personne mais bien un sentiment qui a besoin de deux êtres pour éclore convenablement. Aoi fut interrompu par la fin de la chanson ; tandis qu'il étira son dos, Uruha lui adressa un clin d'½il. Décidément c'était indéniable, tous ses sens s'éveillaient au moindre appel, à la moindre attention, jusqu'à la seule vue d'Uruha.
Ils composèrent ainsi quelques chansons fraîchement écrites par Ruki, à vrai dire, il restait encore beaucoup de travail à fournir mais c'était déjà très concluant, à un tel point que, ravi, le chanteur décida de terminer la séance plus tôt.
- C'est bon les gars ! C'était parfait ! Kai ? Je pense qu'on peut s'arrêter là non ?
- D'accord avec toi, on l'a bien mérité ! Et il lui adressa son éternelle frimousse radieuse.
Ils rangèrent le matériel, moment que Reita choisissait toujours pour disparaître, et aujourd'hui ne fut pas une exception, Kai partit rapidement et proposa à Uruha de le raccompagner, après tout c'était sur son chemin. Celui-ci accepta, il salua Ruki et Aoi et un dernier regard traduisit son impatiente de revoir le guitariste brun le soir même. Aoi et Ruki terminaient de remettre la pièce en ordre, tranquillement.
- Je pense qu'on devrait bientôt maîtriser complètement ces chansons, confia Ruki.
- Oui je pense aussi, elles sonnent vraiment bien.
Une fois la pièce ordonnée, Ruki rangea ses propres affaires. Aoi posa sa guitare près de sa veste et vérifia qu'il n'avait pas oublié ses clés de voiture.
- Je passe vite aux toilettes, ne ferme pas le local si tu pars avant moi.
Ruki ne lui répondit pas mais le suivit du regard. Le guitariste s'enferma dans les toilettes et en ressortit peu de temps après, il ne savait pas encore s'il allait directement se rendre chez Uruha ou attendre quelques heures et se reposer chez lui. Il se lava les mains et tressaillit lorsque la porte claqua violemment, Ruki venait d'entrer, il lui trouva un air contrarié.
- Qu'est-ce qui se passe Ruki ? Osa-t-il lui demander, interloqué.
- Je suis désolé Aoi.
- Désolé, désolé pourquoi ?
Le chanteur s'avança vers lui, Aoi ne put empêcher un mouvement instinctif de recul et son dos se heurta au mur. Le chanteur était si proche à présent. Aoi se remémora les scènes de ce matin, il avait complètement isolé ces souvenirs pendant toute la journée, il était apeuré maintenant, il devinait ce qui allait se passer, du moins le pensait-il. Ruki se trouvait nez à nez avec lui et, brusquement, il planta ses mains sur le mur, le bloquant et le faisant sursauter.
- Ruki, à quoi joues-tu ?
Sans attendre de réponse il empoigna le bras du chanteur pour se libérer mais celui-ci fut plus vif et lui emprisonna la taille de son autre bras et, par une force que le guitariste ne lui aurait jamais soupçonnée, il le fit basculer sur le sol sans aucune douceur. Aoi laissa échapper une plainte entre ses dents et tenta de se masser le dos et de se relever mais le chanteur l'immobilisa à nouveau en s'installant à califourchon sur son bassin. Il approcha son visage du sien et le fit frissonner en lui soufflant dans le cou, il le parsema de lents baisers, Aoi cherchait désespérément à se dégager de son emprise mais le chanteur maintenait ses bras des siens et entreprit de déposer des coups de langue sur sa gorge.
- Ruki lâche-moi !
Sans l'écouter, ce dernier suçota sa peau et parvint à lui arracher un soupir.
- Reste tranquille Aoi, si tu arrêtes de t'agiter je te lâcherai. Mais là, je n'ai pas encore terminé. Susurra-t-il à l'oreille.
Aoi se découragea, il pensa soudainement à Uruha, ce qui l'éc½ura un peu plus. Il ne comprenait pas comment il était parvenu à s'empêtrer dans d'aussi beaux draps, il aurait du repousser le chanteur ce matin lorsqu'il l'avait embrassé la première fois, mais il en avait été tout simplement incapable. Jamais il n'aurait cru que Ruki en viendrait à le « séquestrer ». Jamais il n'avait soupçonné non plus la sensation que pouvait lui faire Ruki, comme il ne l'avait jamais soupçonné pour Uruha. Et puis, à ce moment-là, il ignorait encore ce qu'il devait faire avec le guitariste blond. Ce n'était plus le cas à présent, il avait pris une décision, de fait, il savait ce qu'il devait faire avec Ruki.
- Ruki lâche-moi, tu me fais mal !
Celui-ci leva la tête et desserra son étreinte, il ne voulait pas le blesser. Aoi en profita pour le pousser et débarrasser son corps du sien, cependant, Ruki ne se laissa pas faire et le poussa à son tour, la tête du guitariste se fracassa contre le mur et immédiatement, le chanteur lui plongea dessus, affolé.
- Excuse-moi Aoi, je suis désolé ! Je ne voulais pas te faire mal !
Le guitariste ferma les yeux et se massa la tête, il n'avait rien, au pire, il aurait une bosse le lendemain, mais qu'est-ce qu'il était sonné. Ruki l'adossa à la cloison et le contempla, rassuré.
- Tu veux de la glace ?
- Non ça va, j'aimerai juste reprendre un peu mes esprits. Répondit-il en gardant les yeux clos comme pour alléger la douleur.
Ruki sourit malicieusement et se posa à genoux face à lui.
- Si tu veux, je connais un bon remède qui te détendra.
Aoi fronça les sourcils et ouvrit les yeux au moment où Ruki détacha son pantalon. Il se dressa et tenta d'éloigner le chanteur mais celui-ci se serra contre son torse et le maintint immobilisé, il déposa un baiser au coin de ses lèvres et lui chuchota dans l'oreille tandis qu'il fit glisser la tirette de sa braguette. Aoi rougit violemment lorsqu'il se rendit compte de la proximité de la main du chanteur de son intimité, et, plus qu'un réflexe et même un instinct, il commença à bander. C'était trop tard, s'il était parvenu à s'enfuir quand Ruki l'avait enfin libéré, sans doute que l'irréparable ne serait pas arrivé. Il aurait couru, ne se serait pas attarder pour prendre sa guitare ; sa veste et ses clés auraient suffi, et il aurait roulé directement jusqu'à l'appartement d'Uruha. Mais à présent, tout prenait une tournure différente. Son esprit pouvait lui ordonner de partir tant qu'il le voulait, son corps, malheureusement, « réfléchissait » indépendamment de sa raison, ou plutôt, ne réfléchissait tout simplement pas. Et comme toujours, il prenait le dessus. Ruki abaissa son pantalon, le tirant presque puisque le guitariste ne fit aucun effort pour lui faciliter la tâche, lorsqu'il parvint à le descendre jusqu'à ses genoux, il contempla quelques secondes la bosse qui semblait moulée dans son sous-vêtement. Il s'apprêta à la caresser de sa paume lorsqu'Aoi lui saisit le poignet, il n'était peut être pas trop tard, si lui ne pouvait faire entendre raison à son corps, alors peut être pourrait-il faire entendre raison à son ami :
- Ruki, s'il te plait, laisse-moi partir....
Celui-ci l'interrogea du regard et guida celui d'Aoi vers son sexe durci, il n'y avait qu'une question à poser, évidemment :
- Pourquoi ?
Aoi ouvrit la bouche, émit un son mais s'arrêta aussitôt, il n'avait pas de réponse....Plus exactement, il ne savait comment formuler ce qu'il ressentait pour Uruha, que pouvait-il lui dire ? Qu'il avait décidé de se mettre en couple avec Uruha parce qu'il était certain que l'androgyne l'aimait et parce qu'il l'attirait ? Il savait pertinemment qu'aux yeux de Ruki, ça ne passerait pas pour un argument. Pourtant, à ses yeux à lui, c'était suffisant, suffisant pour repousser la personne avec laquelle il s'apprêtait à coucher.
- C'est vraiment compliqué Ruki, je n'ai pas le temps de t'expliquer ça maintenant, surtout dans cette situation.
- Je suis désolé Aoi mais je ne te laisserai pas partir. Je ne vois pas de raison à le faire. Toi-même, tu n'en as pas, avoue que ça n'a pas de sens....
Aoi soupira, son excitation retombait lentement, il pourrait peut être tenter de gagner du temps pour la laisser complètement se dissiper. Ce serait idiot en vérité, il suffirait que Ruki en décide autrement pour que son corps lui obéisse encore une fois à lui, et non à son propriétaire.
Ne voyant aucune autre réaction de la part du guitariste, Ruki posa ses doigts sur son sexe et le pressa lascivement. Après quelques minutes, confirmant ce qu'Aoi pensait, son boxer se bomba et il sentit une chaleur attiser tout son être, il émit un soupir de délice et s'abandonna mollement à ses sens. Ruki dégagea son sexe du vêtement avec hâte et en approcha les lèvres, son souffle chaud fit tressaillir tout les membres d'Aoi, mais surtout celui-là.
Le brun posa la tête contre le carrelage du mur, les yeux clos. Il savait qu'il allait se détester, il se détestait déjà d'ailleurs, et il savait encore qu'Il allait le détester....Mais, désormais, il ne pourrait plus reculer, même son esprit n'en était plus capable, ses pensées commençaient déjà à se brouiller sous l'effet de l'excitation et elles se rompirent définitivement lorsque Ruki pressa ses lèvres autour de son sexe....






____________________________________________....A Suivre....__________


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# Enviado el sábado 07 de marzo de 2009 12:45

Modificado el domingo 15 de noviembre de 2009 12:42

____Tu m'appartiens... __ Chapitre quatre__




_____Titre : Tu m'appartiens

_____Auteur : Akira

_____Genre : Yaoi , romance, drame

_____ Personnages : Tous les Gazettos

____Disclaimer : Je n'en voudrais même pas ! Et je ne suis pas de mauvaise foi <.<







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____________________________________________________Chapitre quatre
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Bonne lecture!!! :D












_______________Dans la salle de bain du local des membres du groupe The GazettE, seuls des bruits de respiration saccadée et de gémissements résonnaient. Ruki effectuait des va-et-vient jugés exquis par son amant, il les accélérait au rythme des coups de bassin d'Aoi, tantôt traçant sur son membre des dessins invisibles avec sa langue, tantôt l'entraînant dans sa bouche, ce qui avait le don d'arracher des cris de la part du guitariste qui émoustillaient et enflammaient le chanteur. Lui-même ne tenait plus en place tant il désirait se mettre nu et subir à son tour cette douce « torture » ou, mieux, pouvoir lui faire l'amour. Bientôt il sentit le guitariste se cambrer un peu plus fort et se tendre, le chanteur lui maintint les jambes de ses mains et y enfonça légèrement les ongles :
- Oh....Ruki...
Le chanteur sourit, visiblement le guitariste adorait ce qu'il lui affligeait. Même si c'était plus qu'évident, il désirait ardemment l'entendre de sa bouche, aussi détacha-t-il son attention de son sexe et le fit-il languir en lui mordillant les cuisses, elles étaient si chaudes.
- Ruki....n'arrête pas....
- Tu es sûr ? Demanda-t-il en traînant la pointe de sa langue sur sa peau, tantôt tu étais si pressé de partir....Et il continua à sillonner langoureusement le long de sa jambe, dérivant dangereusement vers son entre-jambe.
- S'il te plait....L'implora le guitariste tout en faufilant ses doigts dans la chevelure blonde de son ami.
Ruki obéit à cet ordre et poursuivit la fellation, accompagné de la main d'Aoi, presque agrippée à ses cheveux, qui suivait ses mouvements d'oscillation. Après quelques minutes seulement la respiration d'Aoi s'affola, il était au bord de l'extase, Ruki le sentit parfaitement, son sexe n'était pas humide que grâce à sa salive.
- Ruki... Je vais...
Le chanteur enlaça son membre plus profondément dans sa bouche, comprimant ses lèvres au plus fort, Aoi se cambra une dernière fois, la tête rejetée vers l'arrière, la bouche sensuellement ouverte et hurla de plaisir. Il se déversa dans la bouche de Ruki, celui-ci n'eut pas le temps de se retirer et avala presque l'entièreté de son sperme, quelques gouttes s'étaient échappées le long de son menton.
Aoi reprenait son souffle et profitait de sa béatitude tandis que Ruki se releva, le brun ouvrit les paupières et, pour la première fois, il daigna regarder le chanteur. Il se sentit soudain mal à l'aise, intensément mal à l'aise. Non seulement il n'avait rien fait pour l'empêcher, mais en plus il avait souhaité qu'il continue. Il avait adoré comme il avait adoré avec Uruha. La culpabilité vint le titiller tout à coup, Uruha....Il se leva d'un bond et se rhabilla alors que Ruki se frottait le visage, ce dernier ne comprit pas pourquoi le guitariste fila de la pièce sans un mot.
- Aoi, où est-ce que tu vas ? Ce n'est pas encore terminé, pensa-t-il.
Le chanteur le suivit et le surprit à prendre ses effets pour partir.
- Mais qu'est-ce que tu fais ?
Aoi, qui s'était égaré dans ses pensées jusqu'à ce que le chanteur l'interpelle, réalisa alors ce qu'il était en train de faire et se tourna vers lui, Ruki le toisait, frustré. C'est vrai, il l'avait complètement laissé en plan, il se sentait fautif en quelque sorte. Mais il ne pouvait rester.
- Je dois partir Ruki, crois-moi, je m'excuse...Dit-il sans finir sa phrase.
A la vue de la moue irritée du chanteur, il sut que c'était inutile de dire quoi que ce soit. Il était contrarié, et aucune parole ne pouvait balayer cette colère. Aussi le guitariste se dépêcha-t-il de quitter le local, jetant un dernier regard vers son ami, mais ce dernier lui tournait déjà le dos. Ruki guetta le bruit de démarrage de la voiture d'Aoi, quand il fut certain que celui-ci s'en était allé, il laissa sa colère éclater et frappa une armoire du poing. Tout son être trépidait sous les hoquets de ses pleurs, son visage, crispé, reflétait de la douleur et chacune de ses larmes exprimait aigrement ce sentiment d'avoir été abandonné.
Aoi roula lentement jusqu'à l'appartement d'Uruha, il lui envoya un message lorsqu'il fut à quelques mètres de chez lui, est-ce que ça tenait toujours ? Est-ce que le guitariste blond désirait toujours le voir et l'entretenir sur leur relation ? Lui ne voulait plus....Il n'avait cessé durant le trajet de ressasser tout ça : il l'avait prise cette décision, il s'était mis d'accord avec lui-même, il ne résistait pas à Uruha et la meilleure chose à faire était certainement d'essayer, tous les deux. Ça pouvait marcher, et si ça ne marchait pas, alors au moins ils auraient le mérite d'avoir tenté leur chance et leur rupture n'en serait finalement pas une car ils savaient dans quoi ils s'engageaient. Et pourtant, il y avait justement ce « pourtant ». Et pourtant il avait apprécié le préliminaire avec Ruki. Sa décision était ébranlée, sortir avec Uruha n'était peut être pas le mieux à faire. Aoi réfléchit sur la question de nombreuses minutes, il avait ressentit le même désir pour l'un comme pour l'autre, mais, contrairement à la joie qu'il ressentait de vivre avec Uruha, c'était l'angoisse qui se profilait dans sa tête à l'idée de sortir avec Ruki.
Il appuya la tête contre la vitre de sa voiture et son visage s'assombrit : rien en réalité ne pourrait se réaliser, ni avec Uruha, ni avec Ruki, car inévitablement, l'un des deux serait malheureux s'il choisissait. Et les voir tristes ou se déchirer entre eux à cause de lui l'accablait énormément. Sans parler de l'unité du groupe qui risquerait de partir en fumée, ce groupe, c'était toute sa vie ! L'envie de pleurer le tenaillait, il décida de suivre son propre conseil et de les rabrouer tous les deux, autant sexuellement pour Ruki que sentimentalement pour Uruha. Il reçut une réponse de l'androgyne l'instant d'après : celui-ci l'attendait impatiemment. Aoi sourit amèrement, ils parleront, mais de toute autre chose....Aoi laissa échapper une larme mais l'arrêta dans sa course folle et l'essuya avant qu'elle n'atteigne son menton. Et il se rendit chez le guitariste.
Uruha ne tenait plus en place depuis son retour, cela faisait une heure qu'il avait quitté Aoi et il n'était parvenu à penser à autre chose. Il l'aimait, il le savait désormais, il s'était obstiné à ne pas se l'avouer mais ce sentiment qui habitait son c½ur était bel et bien de l'amour et il ne put que le reconnaître. Si Aoi n'était pas venu ce soir-là pour parler de ce « fanservice », peut être l'aurait-il emmuré dans son c½ur ce sentiment. Il avait l'intention de le lui confesser, ce soir. Il était conscient qu'Aoi pouvait ne pas l'aimer, lui, mais, en dépit de cela, il ne pouvait pas lui résister, et c'était suffisant pour mettre le guitariste blond dans tous ses états.
Il décida de prendre un bain pour se détendre mais la sonnerie de son portable l'interrompit, c'était Aoi, il lui demandait si ça tenait toujours pour ce soir, évidemment que ça tenait toujours pour ce soir ! Il lui répondit rapidement et renonça à prendre un bain, il n'en aurait pas le temps, Aoi lui avait dit qu'il était déjà en chemin. Il n'imaginait pas qu'il n'était qu'à quelques mètres de son appartement. Afin de patienter, il se maquilla et choisit de porter des vêtements qui pourraient plaire au guitariste brun, il passa en revue les habits qu'Aoi aimait particulièrement, cela lui faisait toujours plaisir quand il commentait ses goûts en la matière, il parvenait souvent à lui glisser un compliment par ce biais. Il finissait de se vêtir lorsque la sonnette retentit, il courut presque jusqu'à la porte et l'ouvrit dans un élan, ce qui fit sursauter le garçon face à lui. Ce dernier eut un pincement au c½ur, le guitariste blond s'était apprêté pour le recevoir, et il devait admettre que revêtu ainsi, il le faisait craquer. Sa tâche se révélait être plus ardue qu'il ne l'aurait pensée. Surtout il ne devait pas pleurer devant lui, et plus important encore, il devait tout faire pour lui éviter la moindre souffrance, dans la mesure du possible.
- Entre, je t'en prie, l'invita Uruha en affichant son plus beau sourire.
- Merci.
Aoi pénétra directement dans le salon, il se dirigea vers le divan mais abandonna l'idée de s'y installer, il voulait restreindre au possible la douleur d'Uruha, alors le mieux serait d'être clair et direct, mais avec tact. Le guitariste blond haussa curieusement les sourcils quand il vit qu'Aoi le fixait, debout, sans aucune expression sur le visage hormis dans les yeux.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Tu as l'air...anxieux ? Tenta Uruha.
- En fait, on ne va pas discuter longtemps, je...Assieds-toi Uruha, s'il te plait.
L'androgyne s'exécuta sans le quitter des yeux, les siens aussi maintenant exprimaient de la peur. Aoi ne s'asseyait même pas auprès de lui, il se montrait tellement distant, et tellement froid. Il ne le regardait plus.
- Uruha, il faut que l'on oublie tout ça.
Le blond écarquilla les yeux, qu'est-ce que cela signifiait ? Il ne pouvait pas renier ce qui leur arrivait, ou alors ne parlait-il que de ce qui s'était produit dans la salle de bain ?
- Tu parles d'aujourd'hui ? De...De ce qu'on a fait ? Demanda Uruha, les joues empourprées.
- D'aujourd'hui, de hier soir et de ce fameux concert ! Lança-t-il, tant pis pour le tact.
Aoi serra les poings et les dents, il entendait son c½ur battre tapageusement et ses yeux s'humidifièrent, pas déjà ! Pas devant Uruha ! S'il lâchait la pression maintenant, alors jamais son ami ne le croirait, et jamais il ne le laisserait partir.
- On ne devra plus en parler, on devra même peut être s'éviter quelques temps pour enterrer tout ça !
Soudain le guitariste blond fit un bond et s'écria :
- Mais qu'est-ce que tu racontes ?
A sa voix brisée, Aoi leva les yeux et ravala de justesse ses propres pleurs, des larmes perlaient sur le minois du blond, il semblait troublé.
- Que racontes-tu Aoi ? C'était pourtant clair aujourd'hui, ça n'a rien de compliqué !
- Ça l'est actuellement, je suis navré Uruha.
- Mais qu'est-ce qui a changé ? S'emporta l'androgyne dont la rage était plus que palpable dans la voix. Pourquoi est-ce que cette putain de situation a complètement viré ?
- Tout a changé...Je...J'ai pris ma décision Uruha, c'est fini. Conclut-t-il amèrement, ça n'avait pas même eu le temps de commencer...
Il courba la tête et prit la direction de la porte mais Uruha attrapa son bras, désespéré, il était perdu, plus que perdu, presque achevé par ce qu'il venait d'entendre. Il allait véritablement l'être après ce qu'Aoi s'apprêtait à lui dire. Ce dernier n'avait pas le choix, s'il voulait qu'Uruha l'oublie, alors il devrait lui apprendre à le haïr.
- Uruha, lâche-moi !
- S'il te plait Aoi, réfléchis encore ! S'il te plait...
L'androgyne s'était tellement convaincu qu'Aoi tenait à lui ; oui, se convaincre qu'Aoi était intéressé, il était moins douloureux de supporter son amour ainsi, lui qui eut déjà tant de mal à l'accepter....
- Je ne t'aime pas ! Lui dit l'aîné d'un ton sec et sans aucune délicatesse.
La prise du blond se desserra, Aoi se tourna vers lui, son ami était si pâle tout à coup, il se maudissait et luttait pour ne pas le serrer dans ses bras pour le consoler, il aurait tant désiré l'enlacer de toutes ses forces et le supplier de le pardonner, c'était tout simplement affreux. Il était prêt à fondre en larmes à son tour. Uruha fit un pas dans sa direction malgré tout, le fixa puis lui agrippa les épaules, un tremblement lui parcourut le dos, il se sentait accablé et s'abandonna dans les bras d'Aoi pour y sangloter. Ce dernier s'accorda le droit de lui masser le dos, très peu de temps, puis s'en détacha doucement.
- Au revoir Uruha. Je ne peux pas te dire que tu comprendras un jour, ça ne sera pas le cas. Mais pardonne-moi.
Et il partit, sans que le cadet n'eut le temps de se reprendre, il était délaissé. Il pleura des heures, accroupi au milieu de son salon, et croisa ses bras autour de ses jambes.
- Pourquoi Aoi ? Pourquoi ?
Plus que jamais il ressentait cet amour pour Aoi hurler du fond de ses entrailles, il en était fou amoureux, même après ce qu'il venait de lui dire, il l'aimait encore et si intensément....


Plusieurs semaines se succédèrent sans que rien ne vienne troubler la vie du groupe, Kai et Reita déjeunaient si souvent ensembles que Ruki les soupçonnait d'être en couple sans ne rien leur dire. Le petit chanteur, lui, débordait d'énergie et ne laissait de répit à personne : chaque jour ils se retrouvaient pour répéter. Quant à Uruha et Aoi, il ne pouvait pas y avoir pire. Ils se fuyaient et s'évitaient comme la peste. Rien que leur comportement intriguait les autres membres, mais s'il n'y avait que leur comportement : ils semblaient dépérir, chaque jour un peu plus. Uruha avait maigri, ça aurait pu ne pas être alarmant s'il n'était déjà pas fort mince à l'origine, Aoi, lui, était sombre, il s'était confiné dans un mutisme impressionnant et ne semblait pas en meilleure santé que son homologue. Tous trois avaient bien cerné qu'il s'était produit quelque chose entre eux pour qu'ils en soient arrivés à réagir comme s'ils étaient invisibles l'un pour l'autre. Mais nul n'était parvenu à leur tirer les vers du nez et à percer l'énigme, Uruha feignait tout simplement l'ignorance et Aoi évidemment se retirait directement dans son silence comme une huitre referme sa coquille au moindre danger. En réalité, Uruha était bien conscient qu'il perdait ses forces, et il savait qu'il ne pourrait pas continuer ainsi, il devait se nourrir, dormir et surtout retrouver de la volonté. Il devait oublier Aoi. Mais cet objectif, dès qu'il pensait le frôler des doigts, se masquait d'un voile flou puis disparaissait pour reparaitre plus loin encore, plus inaccessible que jamais. C'en était trop, cette distance qu'ils avaient installée entre eux, en rien elle ne l'aidait ! Il se sentait plus attristé encore de ne plus rien partager avec celui qu'il aimait, même pas un simple sourire, même pas un simple bonjour.... Aoi, lui, ne réalisait pas vraiment dans quel cauchemar il vivait, et il ne réalisait pas non plus que chaque jour il contribuait à construire ce cauchemar. C'est à peine s'il voyait Uruha, il était bien le seul à ne pas avoir remarqué que l'androgyne avait perdu du poids ; il s'obligeait à ne lui prêter aucune attention, avec le temps, ça passera...certainement....
- Aoi, ça va ?
Le guitariste se tourna vers Ruki, depuis la fellation, le chanteur n'avait plus cherché à le séduire aussi ouvertement, bien sûr il tentait de le charmer, prenait soin de lui et venait même parfois lui apporter de quoi manger tant son état le préoccupait. Il devait s'en vouloir. Quelque chose lui disait qu'il était aussi fautif dans cette histoire. Mais il ne ménageait qu'Aoi, ne changea rien dans ses manières envers Uruha, laissant à Kai et surtout à Reita la charge de s'inquiéter pour lui.
- Oui.
Il lui tourna le dos et posa sa guitare, ils avaient droit à une bonne pause. Au départ, il avait craint que la seule présence d'Uruha et de Ruki l'empêcherait de s'évader dans la musique, l'empêcherait de jouer correctement et de libérer son esprit de tous ces soucis. Heureusement, il n'en était rien. Au contraire, ces moments représentaient les seuls où il se sentait délivré de tout poids sur la conscience.
A la vue du chanteur qui ne parvenait toujours à rien, Kai s'avança vers eux, cette comédie l'énervait :
- Aoi, qu'est-ce qui ne va pas ? Cela fait presque trois semaines que tu ne parles plus !
Sans attendre de réponse, puisqu'il savait qu'il n'y en aurait pas, il poursuivit :
- Et je ne parle pas seulement d'Uruha, même à nous tu sembles tirer la tête !
Aoi ne prit même pas la peine de l'écouter et chemina tranquillement vers la cuisine, ce fut suffisant pour échauffer un peu plus le batteur qui le saisit par les épaules et le fit pirouetter :
- J'en ai plus que marre bordel ! Cria-t-il, ce qui attira l'attention de Reita et d'Uruha. Et regarde-moi quand je te parle ! Dit-il en le secouant.
Aoi lui obéit, le batteur sentit un grand vide en lui quand il vit les cernes qui cerclaient ses yeux, des yeux vidés de toute substance, hormis de celle des larmes.
- Aoi, depuis quand ne dors-tu plus ? Qu'est-ce qui vous arrive à toi et Uruha ?
Soudain, ce fut plus fort que lui, le guitariste brun fondit en larmes et laissa Kai l'enlacer dans une douce étreinte, comme pour un enfant. Il se sentait réconforté et en sécurité ainsi, dans ses bras. Le batteur lui chuchota quelques mots pour l'apaiser puis adressa une grimace aux autres membres, il aperçut Uruha au bord des larmes lui aussi, Reita ne l'avait pas quitté un instant au cas où il s'effondrerait, ils redoutaient une autre syncope de sa part, il s'était déjà évanoui deux fois ces derniers jours.
- Bon, écoutez, ça suffit pour aujourd'hui. On arrête la répétition ici et on va tous aller se détendre un moment au café, je crois qu'on en a tous besoin. Mais avant je vous cuisine quelque chose, et je veillerai à ce que tu manges Uruha ! Lança-t-il sévèrement à son adresse.
Celui-ci acquiesça et ne discuta pas, il sursauta lorsque Reita posa une main sur son épaule, il lui offrait un sourire rassurant :
- Allez, t'en fais pas fausse blonde !
Piqué au vif, Uruha répliqua, pour la première fois depuis des lustres :
- Reita, arrête d'être aussi tenace, je sais que tu meurs d'envie que je te viole dans la douche !
- Aha ! Tu reprends enfin du poil de la bête ! S'exclama le garçon au bandeau avec joie.
Kai, Ruki et même Aoi rirent, ils se délectaient toujours de ces échanges de « tendres » paroles entre les deux blonds. Le batteur contempla le visage du guitariste brun qui se détendait peu à peu, il était toujours lové dans ses bras, jusqu'à ce qu'il remarque qu'on l'observait.
- Ecoute Aoi, lui dit-il suffisamment bas pour que les autres n'entendent pas, on n'en parlera pas aujourd'hui tous ensemble mais vous aurez une discussion, toi et Uruha, c'est compris ?
- Kai...
- Si tu refuses c'est simple, vous vous expliquerez tous les deux devant nous. Et je n'ai pas l'impression que vous en ayez envie.
Aoi soupira et ferma les yeux, le batteur lui caressait calmement les cheveux, il était une véritable maman.
- C'est d'accord, mais je ne pense pas qu'Uruha acceptera.
- Ne t'inquiète pas, Reita se chargera de lui faire passer le message.
- Merci.
- Ne me remercie pas, je ne serai content que quand vous irez mieux.
Il délivra l'aîné et s'engouffra dans la cuisine, Ruki en profita alors pour s'approcher du guitariste et lui proposer de lui montrer un épisode de la nouvelle série qu'il suivait à la télévision, il l'avait enregistrée.
- Je voulais te la montrer déjà bien avant mais comme tu restais dans ton coin... Viens !
Aoi ne pouvait pas lui en vouloir pour ce qui s'était passé entre eux, Ruki n'était fautif en rien, il n'avait pas idée de ce qui le reliait à Uruha et l'avait dragué au mauvais moment, et il n'avait toujours aucune idée, tout comme Kai et Reita, de ce qui se tramait entre eux. C'était sans doute pour cela qu'il continuait à le cajoler et à le gâter, il faudra qu'il lui dise de cesser ça. Il avait décidé de repousser Uruha mais avait décidé de le repousser lui également. Il le suivit jusqu'au fauteuil, s'installa aux côtés de Reita et d'Uruha et ils regardèrent l'enregistrement.
Vingt petites minutes plus tard, Kai vint leur service leur repas, il leur avait préparé des pâtes, comme Ruki les adorait. Le repas se passa sans encombre, Uruha mangea tant bien que mal, et lorsque sa fourchette lui glissa des doigts sur la table, lui et Aoi tendirent le bras en même temps pour la récupérer, leurs mains se frôlèrent, Uruha tenta alors un premier regard vers lui, ce qui lui fit l'effet d'une décharge électrique. Aoi lui souriait timidement et attarda ses doigts sur les siens, ils étaient si doux, et leur toucher si agréable. Après cet incident, ils s'échangèrent d'autres coups d'½il et sourires et mangèrent tranquillement. Kai fut agréablement surpris de voir Uruha terminer son assiette :
- Ne te rends quand même pas malade Uruha-chan ! Lui dit-il en rigolant.
- Ne t'inquiète pas, et puis c'est très bon !
Ils terminèrent de manger, tous avaient le ventre bien rempli. Reita proposa de partir directement au café, ce qu'ils firent. Ruki décida du café, un lieu juste animé de ce qu'il fallait, ils n'avaient pas non plus l'intention de revenir complètement soûls. Ils s'installèrent à une table, dans le fond du bâtiment, Kai et Reita s'arrangèrent pour que les deux guitaristes soient l'un à côté de l'autre, et suffisamment isolés pour pouvoir discuter un peu. Ils commandèrent des boissons, puis en recommandèrent d'autres, Uruha et Aoi ne se décidaient pas à parler, ils se tenaient raides, fixant chacun son verre comme s'ils y avaient découvert quelque chose d'extrêmement intéressant. Kai décida d'intervenir, préférant d'ailleurs laisser Reita et Ruki, déjà bien pompettes, débattre d'un sujet que seuls les gens éméchés jugeraient primordial...Ils ne tenaient vraiment pas l'alcool, le batteur les regarda un moment, les trouva pathétiques et se fit la réflexion que ça n'était pas très gentil d'avoir pitié d'eux.
- Dis-moi Uruha, lui chuchota-t-il dans le creux de l'oreille, t'attends quoi pour lui parler ?
Celui-ci le considéra un moment, embêté, il lui indiquait clairement qu'il n'osait pas. Kai soupira et le bouscula alors, le guitariste blond atterrit sans douceur sur son voisin et se trouva nez à nez avec lui. Ils pouvaient sentir leur souffle respectif leur caresser le visage, leurs yeux se perdaient dans leur contemplation, à cet instant, Kai eut l'intuition de ce qu'ils partageaient. Depuis combien de temps désiraient-ils se retrouver dans pareille situation ? Trop longtemps à leur goût. Mais Aoi ressentit un malaise, il ne pouvait faire ça à Uruha après tout ce qu'il lui avait dit, il s'apprêtait à reculer sur le siège mais le blond l'agrippa et l'embrassa avec délicatesse. Ce baiser leur sembla durer une éternité, pas qu'il fut long, mais parce qu'ils le désiraient depuis tant de temps. Cet échange échappa à Reita et Ruki qui étaient à présent partis dans un fou-rire, mais pas à Kai qui détourna la tête de peur de les gêner s'ils le voyaient les observer. Intérieurement il sautait de joie, il comprenait aisément pourquoi ils ne voulaient pas s'expliquer devant eux. Qu'est-ce qu'ils étaient compliqués ces deux là...
La tension se détendit subitement, Aoi et Uruha ne tentèrent plus d'autres caresses, ils ne se doutaient pas que Kai avait été témoin de leur baiser. Et ils partageaient l'idée que leur liaison pourrait peut être compliquer les choses dans le groupe, ils attendraient un peu, histoire d'analyser les réactions de chacun à pareille nouvelle. Celui qui tracassait particulièrement Aoi était bien entendu Ruki, il n'osa pas en parler à Uruha de peur de devoir tout lui dévoiler sur ce qui s'était passé entre lui et le chanteur. Il avait peur que ça ne lui soit « fatal », après une telle révélation, jamais l'androgyne ne voudrait même entendre parler de lui. Le guitariste brun se leva pour se rendre aux toilettes, ils allaient bientôt partir, Uruha aidait Reita à enfiler sa veste, Ruki lui, plus réfléchi, avait poursuivi la soirée à coup de verre d'eau, son esprit semblait beaucoup plus clair. Il se leva à son tour pour se rendre aux toilettes, il ne tiendrait pas jusque chez lui, sa vessie lui faisait mal.
Ruki sortit de sa cabine en même temps qu'Aoi, il était déçu, il avait espéré pouvoir passer la soirée à côté de lui et peut être même lui avouer qu'il l'aimait. Le guitariste brun fut surpris de le voir mais ne s'en formalisa pas, trop occupé à sourire bêtement, son plan, évincer Uruha, s'était lamentablement écroulé, et ça n'était pas plus mal finalement quand on considérait les dégâts qu'il avait provoqué, tout ce qu'il était parvenu à gagner était la mauvaise santé d'Uruha, la sienne également, et l'effondrement de la bonne ambiance du groupe. Les choses ne pouvaient pas être pires, elles n'avaient plus qu'à s'arranger. Il se sentait heureux, d'un autre côté, que les choses aient pris cette tournure, comme s'il était inévitable que lui et Uruha soient ensembles. Tandis qu'il se rinçait les mains, un frissonnement qu'il ne connaissait que trop bien lui parcourut la nuque, Ruki la lui caressait de sa langue expérimentée. Le chanteur plaqua son corps à celui du guitariste et lui saisit les hanches, il pensait clairement qu'il se laisserait faire, comme la dernière fois, il serait incapable d'offrir une quelconque résistance.... Mais, contre toute attente, surtout la sienne, Aoi se libéra vivement de son étreinte et lui fit face, les sourcils froncés.
- Ruki, arrête !
- Pourquoi ? Demanda-t-il d'une voix chaude.
- Je ne veux rien entre nous, rien du tout. Je regrette pour la dernière fois, on n'aurait pas du...
Le chanteur se troubla, le guitariste paraissait si sincère. Il paraissait sincère aussi quand il avait joui dans sa bouche la dernière fois...Ruki croisa les bras sur sa poitrine, son ton était beaucoup plus orgueilleux :
- Tu me laisses te sucer un jour pour m'annoncer le lendemain que tu ne veux rien entre nous ? De qui te moques-tu Aoi ?
- Je suis désolé Ruki, disons que la dernière fois tu t'es montré...entreprenant, et persuasif...Mais...
- Alors laisse-moi me remontrer persuasif, lui dit-il en se rapprochant de lui.
Mais Aoi le repoussa directement, plus fort, il ne voulait pas lui faire de la peine, mais il ne pouvait s'empêcher de se sentir énervé par l'attitude de Ruki, cette attitude qui faillit lui coûter l'amour d'Uruha. Il préféra être bref avec lui, mais il veillerait à ne pas le froisser.
- Ecoute Ruki, je suis désolé si tu as cru que j'étais intéressé. Je vois bien que tu cherches mon attention depuis des semaines, mais il n'y aura rien entre nous.
- Mais...Pourquoi ? Demanda le chanteur, effaré.
- Je...Je suis intéressé par quelqu'un d'autre.
Ne pas le froisser ! Aoi se mordit la lèvre, c'était mal parti ! Le chanteur fut heurté, au c½ur, mais surtout dans son amour propre. Cela le blessait qu'Aoi le rejette, et, de surcroit, qu'il tienne à quelqu'un d'autre. Ce jour-là, dans le local de répétition, il avait cru à une ouverture, même si Aoi s'était enfui, il ne l'avait pas repoussé. Il ne comprenait pas pourquoi il réagissait ainsi, lui était prêt à lui livrer tout son amour, du moins, il l'était encore deux minutes auparavant....
Ruki baissa la tête et serra les poings, il devait savoir, qui était parvenu à lui arracher le c½ur d'Aoi de ses mains ? Qui avait osé le lui dérober ? Le beau brun crut un instant que le chanteur pleurait et fut pris d'une douloureuse tristesse, il ne comprenait pas tout à fait la réaction si excessive du chanteur :
- Ruki, je t'en prie ne pleure pas ! Ne pleure pas pour une simple histoire de sexe, c'est idiot....
Il s'interrompit lorsqu'il s'aperçut que le chanteur n'était pas victime du chagrin mais d'une colère monstrueuse. Ce dernier lui jeta un seul regard, furieux, suffisant pour le guitariste brun le laisse tranquille, il ne prit pas la peine d'essuyer ses mains et s'éclipsa, il lui parla une dernière fois sans trop oser se tourner :
- Je préviens les autres de partir sans toi, je...Tu peux m'appeler si tu veux...
La porte se referma en claquant, Ruki se laissa glisser au sol, aucune larme ne semblait prêtre à couler, seul le mécontentement lui déformait le visage. Il était certain qu'Aoi ne lui avait pas menti, il était intéressé par quelqu'un d'autre, et suffisamment intéressé pour avoir des remords de coucher avec lui. Il réfléchit longuement, s'enferma dans les toilettes pour être plus tranquille, les gens risqueraient de venir lui proposer de l'aide s'ils le voyaient affalé contre les éviers. Il resta assis dans la cabine près d'une demi-heure, ses amis étaient certainement déjà partis, sinon l'un d'eux serait venu le chercher. Il était au bord de l'épuisement et un mal de tête l'assommait quand il décida de rentrer, il prit la peine de s'éclabousser le visage d'un peu d'eau pour se remettre les idées en place, en proie au désir de s'infliger une cuite monumentale pour oublier tout ça. Puis, tout à coup, il se figea. Ce baiser, ce baiser sur lequel il s'était posé tant de questions et qu'il avait fini par négliger. Ce concert lors duquel Aoi et Uruha s'étaient embrassés, le guitariste brun était apparu si égaré, il n'avait pu rejouer sur le coup. Et leur comportement ces jours-ci, ça n'était pas innocent. N'était-ce pas depuis cette fellation que les deux guitaristes se fuyaient ? Sans aucun doute. Ruki toisa son propre reflet dans la glace mais sans vraiment le voir, tout devenait clair pour lui, de ce baiser jusqu'à ce refus de la part du brun. Tout.
Il se sourit tristement car Aoi ne semblait pas encore avoir réalisé ce que lui venait de comprendre, qu'il était amoureux d'Uruha....






____________________________________________....A Suivre....__________


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# Enviado el sábado 14 de marzo de 2009 08:35

Modificado el domingo 15 de noviembre de 2009 12:42

____Tu m'appartiens... __ Chapitre cinq __




_____Titre : Tu m'appartiens

_____Auteur : Akira

_____Genre : Yaoi , romance, drame

_____ Personnages : Tous les Gazettos

____Disclaimer : Je n'en voudrais même pas ! Et je ne suis pas de mauvaise foi <.<







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____________________________________________________Chapitre cinq
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Bonne lecture!!! :D













_______________Il faisait beau ce matin-là, mais Uruha ne s'éveilla que tard dans la matinée. Il avait passé une si bonne nuit, surtout après tout ce temps de nuits blanches perdues à pleurer et à désirer Aoi. Il se dressa paresseusement et repoussa les couvertures, un frisson le fit trembloter dans son mince boxer, il pivota la tête vers la fenêtre, elle était restée ouverte durant la nuit. Comme pour mieux se convaincre d'avoir pris froid, il se racla la gorge et parla, sa voix était enrouée. Il se décida finalement à sortir du lit pour aller fermer cette fichue fenêtre et pensa instantanément à Aoi, celui-ci lui avait proposé de dormir chez lui après être sortis du café, mais il avait refusé poliment, et son ami avait compris, après tout ce choc, c'était un peu trop tôt. Il lui avait avoué lui en vouloir un peu, surtout qu'Aoi ne lui avait toujours pas fourni d'explication quant à sa réaction. Et s'il se souvenait bien, il l'avait explicitement averti, il ne comprendra jamais pourquoi. Et puis, se dit-il en souriant, cela le fera un peu languir ! Le faire languir, comme si ça lui était évident à lui aussi, lui-même n'était capable de patienter, brûlant d'envie de s'accaparer le corps de son aîné. Il rougit lorsqu'il se remémora son phantasme de la veille, il n'avait pas passé la nuit avec Aoi dans la réalité, mais dans ses fantaisies...Uruha arrête de penser à ça ou tu ne pourras pas t'empêcher d'aller le voir ! Se dit-il en secouant la tête. Il se dirigea alors vers la salle de bain, s'y doucha et s'y habilla, pas la peine de se maquiller ou d'impeccablement se préparer, c'était le weekend et il avait bien l'intention de rester se reposer dans son appartement. Il en avait l'intention, et il n'avait pas d'autre choix, Kai et Reita s'étaient clairement faits comprendre à ce sujet. Ils iraient le tirer par la peau des fesses pour le ramener chez lui s'ils apprenaient qu'il n'y était pas, il ne serait même pas étonné de voir débarquer l'un d'eux pour s'assurer qu'il leur obéissait. Il tua deux heures à déjeuner et regarder la télévision, mais après l'avoir éteinte, aucun programme n'offrait quoi que ce soit d'intéressant, il devait bien admettre qu'il s'ennuyait. Et s'il lui téléphonait ? Il devait certainement être chez lui, lui aussi, à ne rien faire le connaissant. L'androgyne prit le téléphone mais suspendit son geste, peut être qu'il n'aurait pas envie de venir, peut être qu'il préférerait se relaxer chez lui car il en avait tout aussi besoin, et s'ils passaient la journée ensemble, alors ils risqueraient vraiment de s'épuiser...si en plus Kai ou Reita décidait de débarquer à cet instant, la scène serait cocasse, ou pas...Après plusieurs tâtonnements, il forma le numéro d'Aoi, rapidement, afin de s'empêcher d'hésiter et de se torturer pendant des heures. La déception se fit lire sur son visage, c'était le répondeur, tant pis. Tant pis, oui, mais il se demandait où était le guitariste, presque jaloux de l'imaginer avec quelqu'un d'autre en ville ou ailleurs. Il laissa un message, au cas où :
- Bonjour Aoi...heu, désolé de te déranger.... Il prit une profonde inspiration et se lança, je suppose que tu envisageais de passer ton weekend tranquillement chez toi mais si jamais tu t'embêtes...ben... tu peux passer à la maison ! Je m'embête aussi...Bon, je te laisse, salut !
Il raccrocha aussi vite que ce qui lui fallut pour composer son numéro, c'était idiot mais il eut peur qu'Aoi ne décroche en sursaut pour lui parler. Ses joues s'empourprèrent, il réagissait comme une collégienne ! Il reposa l'appareil à sa place et se dirigea vers la salle de bain où il fit couler un bain, il se dévêtit ensuite et plongea son pied dans l'eau pour évaluer la température, elle était bouillante, comme il l'adorait. Il s'y délassa une heure entière et réfléchit plus posément, depuis quand était-il amoureux d'Aoi ? Pas avant ce baiser, c'était sûr, même si le physique du guitariste sombre l'attirait déjà. Tout était si différent aujourd'hui, tout avait changé brusquement, depuis ce simple baiser qui fut plus qu'une révélation, un véritable coup de foudre. Aoi lui manquait, comme s'il était cette chose indispensable pour combler un vide, un vide ? Un manque....Ce manque qu'aucun de ses partenaires auparavant n'était parvenus à satisfaire. Il fut soudainement interrompu par la sonnette de l'entrée. Il sortir de l'eau, éclaboussant le sol et attacha une serviette autour de sa taille, s'essuyant vaguement les jambes et les pieds. Il se précipita ensuite jusqu'à la porte, un sourire s'étira sur son minois, cela lui rappelait ce fameux soir où Aoi avait débarqué chez lui. Mais ce ne fut pas Aoi qu'il découvrit dans le couloir.
- Ruki ?
- Salut Uruha, tu vas bien ?
- Mais qu'est-ce que tu fais là ?
L'androgyne était plus qu'interloqué, Ruki ne venait pas souvent prendre de ses nouvelles, encore moins ces temps-ci où il était si mal dans sa peau.
- Je viens te rendre visite quelle question ! Répondit-il en riant.
Toujours étonné, Uruha le fit entrer et le laissa s'installer. Le chanteur lui jeta un coup d'½il et leva un sourcil, Uruha suivit son regard et rougit, il fixait sa serviette de bain. Il bafouilla quelques excuses et fila se changer dans sa chambre, lorsqu'il revint, Ruki patientait tranquillement dans le divan.
- Tu...veux quelque chose à boire ?
- Non ça ira.
Le guitariste vint alors s'asseoir à ses côtés, mal à l'aise, comment allait-il engager la conversation ? Et de quoi allaient-ils parler ? C'était déjà rare que Ruki se déplace jusque chez quelqu'un, alors le faire sans le prévenir avant c'était plus rare encore. On n'entendait que le bruit des secondes qui s'égrenaient à l'horloge, le guitariste s'apprêtait à allumer la télévision pour qu'il y ait au moins un fond sonore, histoire de détendre l'atmosphère, mais Ruki se décida à sortir de sa léthargie et brisa ce lourd silence :
- Tu vas un peu mieux ? Tu te reposes au moins ?
- Oui oui ne t'inquiète pas, je n'avais pas l'intention de faire quoi que ce soit ce weekend.
Ruki lui sourit et alluma lui-même la télévision, c'était le journal, un sujet qui leur permit d'entamer une conversation sans gêne, bientôt ils fixaient l'écran sans vraiment y prêter attention, occupés à débattre de tel ou tel autre thème. Ruki accepta lorsqu'Uruha lui proposa une deuxième fois une boisson, quand il vint se réinstaller sur le divan, deux bières en main, Ruki pivota pour lui faire face, son ami l'interrogea du regard, les sourcils froncés :
- Qu'est-ce qui se passe ?
- En fait...j'ai besoin de tes conseils, si...si ça ne t'embête pas !
- Heu...Bien sûr, évidemment !
Le chanteur se décontracta et soupira alors :
- C'est à propos d'Aoi.
Automatiquement, Uruha se raidit, ce qui n'échappa pas à son ami mais celui-ci n'en montra rien, feignant la naïveté :
- Je ne sais pas comment me comporter envers lui.
- De...Pour...A propos de quoi ? Demanda Uruha qui tentait de masquer son bégaiement.
Ruki plongea ses yeux dans les siens, l'air nerveux, puis les baissa comme pour s'excuser d'un acte honteux :
- Hé bien, il y a quelques jours, il m'a embrassé...Je ne sais pas ce qu'il cherche au juste il ne cesse de me draguer, et c'est...comment dire...explicite comme message ! Alors je ne sais pas...
Uruha ne l'écoutait déjà plus, il ne l'entendait plus.
Son c½ur venait d'éclater, et toute énergie semblait quitter son corps à une vitesse effroyable, ses idées même défilaient à une rapidité hors de son contrôle, il était incapable de réfléchir, buttant contre ce que Ruki venait de lui annoncer. Il sentait son être se faire engloutir par ce qu'il venait d'apprendre, et une partie de son esprit se moquer de ce qui lui arrivait, quelle ironie, n'est-ce pas ? Comment était-ce possible ? Ruki devait mentir ! Aoi ne lui aurait pas fait ça, il n'était pas de ce type de personne qui joue à un double-jeu pour s'amuser de ses victimes, il tenait à lui. Pourtant les faits étaient là, Ruki n'imaginait pas ce qu'il venait de produire en lui, il était loin de se douter qu'en se confiant ainsi il venait de le poignarder au c½ur. Que pouvait-il faire à présent ? Ruki s'était tu et le contemplait, plus inquiet encore. Uruha ne pouvait pas le conseiller, il ne pouvait pas non plus lui se confier ! Il était pris dans un cul-de-sac, les sanglots bloqués dans sa gorge et l'envie de les en extraire plus forte que jamais. Ce n'était même pas comme s'il se trouvait face à un rival, non ! Ca aurait été un rival si Aoi lui appartenait et que Ruki tentait de le lui ravir, mais il l'avait déjà ravi... Le pire demeurait dans cette tournure de phrase, si elle avait été la vérité, elle aurait affirmé le contraire mais ça, Uruha l'ignorait : « ...il m'a embrassé... », elle marquait au fer dans sa mémoire que c'était d'Aoi qu'était venu l'initiative. Ruki n'était pas ce rival, il avait juste été une triste proie comme lui l'avait été.
- Uruha, est-ce que ça va ?
Le chanteur le secoua gentiment, anxieux, le guitariste n'avait pas remué depuis plusieurs minutes. Ruki se dépêcha de lui servir un verre d'eau fraîche et attira son attention :
- Bois-le s'il te plait, ça te fera du bien !
L'androgyne avait cette impression de bouger au ralentit, de ne pouvoir penser avec clarté et discernement, comme dans un rêve. Il accepta le verre d'eau mais n'en avala qu'une mince gorgée, il fit une grimace, il avait la nausée et la gorge plus que nouée.
- Uruha, demanda Ruki très embêté, c'est parce que...parce que c'est Aoi et non une fille qui m'a embrassé que tu réagis comme ça ?
Le guitariste le fixa un instant, Ruki semblait ignorer qu'il était homosexuel, comment une telle révélation aurait-elle pu le choquer à ce niveau-là ? Il hocha la tête négativement, ce qui rassura le chanteur.
- Ruki, sa voix était enrouée, j'aimerai que tu partes s'il te plait, je ne suis pas un bon conseillé en la matière. Désolé.
Le petit blond s'accroupit face à lui et lui caressa les cheveux, son teint avait pâli, on pourrait croire qu'il était sur le point de tomber dans les pommes. En réalité, il était plutôt sur le point d'exploser dans une rage folle maintenant que la douleur du coup porté par Ruki s'était estompée.
- Tu n'as vraiment pas l'air d'aller bien Uruha, tu es sûr que...
- Ne t'inquiète pas Ruki ! L'androgyne releva la tête et lui adressa un sourire radieux, moi je vais très bien, je te conseille de plutôt aller voir Kai, il saura te dire quoi faire.
- Merci Uruha-chan.
Le chanteur se redressa et se dirigea vers la porte, il fit signe à son ami de rester assis, ce n'était pas la peine de le raccompagner, et puis il ne paraissait quand même pas en pleine forme, autant lui éviter les déplacements inutiles.
Quand Ruki fut parti, le guitariste se laissa bercer par ses pleurs pendant quelques minutes puis se ressaisit, Arrête de pleurer pour rien ! Tu ne vas rien changer ainsi ! Se dit-il. Il prit une serviette en papier sur la table basse et se moucha, il ne devait pas s'emballer, ce n'est pas ça qui l'aiderait à analyser la situation. Il soupira, il n'était de toute évidence pas en état de dépouiller cette affaire avec raison et de manière objective, cela venait juste de lui sauter au visage comme une bombe, difficile de s'en remettre, ironisa-t-il aigrement. Il décida d'aller se coucher et au passage, tira la bonde du bain, l'eau était bien trop froide pour y retourner. Le téléphone sonna, tant pis, la personne rappellera, il était loin d'avoir envie de discuter avec qui que ce soit. Il revint sur ses pas et enclencha directement le répondeur puis se dirigea à nouveau vers sa chambre, la voix d'Aoi résonna dans la pièce. Il s'immobilisa et scruta l'appareil comme s'il s'agissait d'une abomination sortie des enfers :
- Uruha ? Ah c'est le répondeur, j'avais pas vu tout de suite, il rit, un rire qui réchauffa néanmoins l'androgyne tant il était beau et enjoué, je viens seulement d'écouter ton message, je suis désolé, j'étais parti faire des courses je n'avais plus rien à manger. C'est dommage que tu ne sois pas là à ton tour...Je serai bien venu...
Uruha décrocha alors le combiné et prit la parole :
- Ca ira Aoi...
- Oh tu es là ! S'exclama-t-il sous la surprise, je...
- Je ne veux pas que tu viennes, pas après ce que je viens d'apprendre. Lui dit-il sèchement.
- Mais...de quoi parles-tu Uruha ?
- Arrête de te moquer Aoi ! Cria-t-il.
A l'autre bout de la ligne, Aoi se tut sous l'effet, interdit, il lui fallut un bon moment avant de comprendre de ce dont pouvait parler Uruha, oserait-il lui demander si c'était de Ruki ? Comment aurait-il su ? Il s'affola et tenta alors cette option, quelle autre chose pourrait mettre l'androgyne dans une telle mauvaise humeur ?
- Tu...Tu parles de ...
- Ruki ? Qui d'autre ? S'emporta Uruha, à moins qu'il y ait d'autres personnes ?
Il y eut plusieurs secondes de silence.
- S'il te plait Uruha arrête de t'énerver, j'aimerai pouvoir m'expliquer...
- NON ! Il n'y a rien à expliquer, tu l'as embrassé et tu lui tournes autour pendant que tu m'aguiches moi aussi ! Il se sent mal à l'aise, il ne sait pas quoi faire ! Et moi ? Qu'est-ce que je dois penser ?
Aoi fronça les sourcils, mais de quoi parlait-il ? De quoi Ruki lui avait-il parlé ? S'il y avait bien une personne qui avait été embrassée et aguichée c'était lui ! Pourquoi lui avait-il dit ça ? D'un côté, Aoi se sentait un peu rassuré, il ne l'avait pas mis au courant pour la fellation, si ça avait été le cas Uruha n'aurait même pas pris la peine de décrocher. Et il n'aurait pas droit qu'à une simple scène de jalousie. D'un autre côté, ce qui l'inquiétait vraiment cette fois, c'était les raisons qui avaient poussé Ruki à tourner l'histoire à sa façon ! Ce n'était pas comme s'il avait été possible qu'il y ait une confusion !
- Aoi, tu aurais pu me le dire que c'était pour ça que tu ne voulais pas de moi au départ, plutôt que de me faire croire que je ne pourrais jamais comprendre ! Tu m'as dit que je ne pourrais pas comprendre, c'est maintenant que je ne comprends pas!
- Uruha, je ne voulais pas te blesser, ce n'est pas réellement ce qui s'est passé, écoute-moi je t'en prie !
- Et ce sera le tour de qui après ? Reita, kai ?
- Uruha tu commences à m'énerver, il éleva la voix à son tour, ne serait-ce que pour se faire entendre, tu ne veux même pas écouter ce que j'ai à te dire !
- Tu n'as rien à dire...
- Je n'ai rien à dire ? Le coupa-t-il. Comment peux-tu dire ça ? Alors sur simple accusation de Ruki tu montes sur tes grands chevaux et mets toute ta confiance dans ce qu'il te dit ?
Uruha ne répondit rien et soupira d'agacement, ce qui eut le don d'irriter au plus haut point le guitariste brun :
- Je te remercie pour ta confiance Uruha !
- Qu'est-ce que je devrai dire alors ?
- Va te faire foutre !
- Très bien !
Ils raccrochèrent tous les deux, Aoi lança son téléphone contre le mur et Uruha se laissa tomber dans un fauteuil, les mains plaquées sur le visage, son torse se gonflait violemment sous sa respiration encore dominée par la colère. L'androgyne se maudissait de l'avoir embrassé à ce concert, sans ce foutu baiser rien ne serait arrivé ! Rien, rien rien ! Il pleura longtemps, l'épuisement le gagnait, il ne prit pas la peine de s'installer dans son lit et s'endormit sur place, les larmes n'étaient pas encore sèches sur sa peau que sa respiration, apaisée, reprenait son rythme habituel.
Aoi était figé, ses larmes roulaient en suivant la courbe de ses joues, au contraire d'Uruha, il était serein mais tout aussi profondément abattu. Pourquoi Ruki avait-il fait ça ? Il n'avait pas imaginé un sal coup comme celui-là, il l'avait repoussé et peiné, c'était évident, mais il n'avait rien fait qui justifiait ce geste ! C'était lui qui lui avait sauté dessus, il n'avait rien tenté lorsqu'il avait abusé de lui, au point même qu'on ne puisse peut être pas parler d'abus, mais il fut clair et direct ensuite. Aoi prit appui sur ses genoux et se leva avec difficulté, il se sentait las, pensa à dormir puis se ravisa, ce n'était vraiment pas le moment de se leurrer ainsi, comme si quelques heures de repos pouvait effacer toute cette histoire. Il n'y avait qu'une chose à faire. Il s'approcha de son téléphone, il n'était pas trop endommagé par sa collision avec le mur, il le prit et appela Ruki. Le chanteur décrocha après une longue minute, prêt à engueuler la personne qui s'acharnait ainsi, mais Aoi fut plus rapide :
- Bonjour Ruki !
- ...Aoi ? Pourquoi...
- Pourquoi as-tu dit ça à Uruha ?
Il entendit un raclement de gorge suivi du bruit d'une personne s'asseyant sur une chaise :
- Aoi, je suis désolé de l'avoir dit à Uruha mais...
- Je crois que je vais poser ma question autrement, le coupa le brun, pourquoi as-tu menti à Uruha ? Pourquoi lui as-tu fait croire que JE t'avais embrassé ? Que JE te tourne autour ?
- Aoi, s'il te plait, je suis sincèrement désolé, j'ai parlé trop vite. J'étais allé voir comment il se portait simplement et je lui en ai parlé parce que je sais ce qui se trame entre vous.
- Mais...mais pourquoi ? Demanda le guitariste qui comprenait de moins en moins.
- Je ne voulais pas te faire ça ! Je n'en avais nullement l'intention, je suis juste arrivé trop tard, Uruha t'avais déjà avoué ses sentiments. Je me suis senti tellement délaissé, et...rejeté...rejeté comme de la merde alors que tu ne m'avais pas repoussé la première fois ! Je me suis fait des illusions...
- Ruki...
- Laisse-moi finir. C'est juste qu'Uruha semblait te considérer comme sa possession, sa chose à lui alors qu'en fait vous n'êtes pas ensembles. Ca m'a énervé, alors je lui ai lâché le morceau...Et pour vraiment lui faire mal j'ai dit que tout venait de toi...
Aoi l'entendit pleurer, il n'était plus révolté, plutôt triste lui aussi. C'était juste une intervention malheureuse et maladroite du chanteur, sa façon à lui d'exprimer ses angoisses que d'avoir blessé l'androgyne ainsi, il devait horriblement s'en vouloir, ça le guitariste n'en doutait pas.
- Ruki, je t'avais dit que tu pouvais me contacter si tout ça te posait un problème, tu pouvais même venir chez moi !
- Je...je sais, je suis désolé d'avoir fait ça...Je n'oserai jamais revoir Uruha pour lui faire mes excuses...Qu'est-ce qu'il pensera ?
- Il comprendra Ruki, ne t'inquiète pas pour ça.
Il ne pouvait que comprendre que Ruki était intervenu au mauvais moment, le chanteur à ce moment-là ne se doutait pas encore que les deux guitaristes s'étaient embourbés dans une dépendance ambiguë. C'était un peu de leur faute, ils auraient peut être du en parler à leurs amis, ça aurait évité tant de soucis.
- Ecoute, je vais aller chez lui pour en discuter, reste te reposer et calme-toi.
- Tu m'en veux ?
Le guitariste grimaça.
- Oui, quand même, je sais que tu ne voulais pas nous faire du mal mais ça n'était quand même pas la meilleure de tes idées.
- Je sais, je sui désolé Aoi.
- Je vais te laisser, je vais essayer de tout arranger.
- Merci, dis à Uruha que je lui présenterai mes excuses, c'est promis.
- D'accord.
Il raccrocha. Tout arranger ? Il rit sarcastiquement, comment pouvait-il arranger quoi que ce soit ? Jamais Uruha ne lui ouvrirait sa porte, jamais il ne voudrait même l'écouter ! Mais il était tout de même décidé à le voir, il trouvait ça tellement bête de laisser son ami lui filer entre les doigts juste pour un malentendu et la jalousie agressive de Ruki. Surtout, le problème de Ruki était précisément réglé, il n'y avait plus aucun obstacle à leur couple, Si ce n'est ce « Va te faire foutre » que je lui ai dit, pensa-t-il en se félicitant d'être idiot. Il s'en voulait énormément d'avoir été aussi grossier avec lui, il avait tenté de le calmer mais s'était emporté à son tour. Il s'arma une nouvelle fois du téléphone mais n'en fit rien, s'il le prévenait de sa venue, alors il y aurait beaucoup de chance pour qu'Uruha parte de chez lui pour l'éviter, et ça ne serait pas une partie de plaisir de lui courir après dans Tokyo. Dans ce cas, il n'y avait plus qu'à lui rendre une visite surprise bien improvisée, bien que généralement les gens aiment ce genre de surprise, ça risquait de ne pas trop être le cas...Il enfila sa veste, se chaussa et fila droit au sous-sol où était garée sa voiture. Même si lui parler et le convaincre serait plus que délicat et complexe, cela valait la peine, cela valait tout simplement le bonheur de vivre avec lui... Alors comment avoir envie de passer à côté de ça ? Aoi démarra et fila vers l'appartement de son ami, son c½ur battait la chamade, il rougissait et se surprit d'avoir une telle question en tête, se pouvait-il qu'il soit lui aussi tombé amoureux ?






____________________________________________....A Suivre....__________


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# Enviado el jueves 19 de marzo de 2009 15:34

Modificado el domingo 15 de noviembre de 2009 12:43

____Tu m'appartiens... __ Chapitre six __




_____Titre : Tu m'appartiens

_____Auteur : Akira

_____Genre : Yaoi , romance, drame

_____ Personnages : Tous les Gazettos

____Disclaimer : Je n'en voudrais même pas ! Et je ne suis pas de mauvaise foi <.<








Je me doute que c'est peut être mal vu par certains de faire de la pub pour les blogs que l'on aime, je ne sais pas trop mais je m'y risque quand même :

Alors je vous conseiller d'aller faire un tour sur ce blog, les fictions sont très intéressantes et bien écrites =D Moi j'en suis tombée amoureuse ^.^







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____________________________________________________Chapitre six
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Bonne lecture!!! :D












_______________Reita sonna pour la troisième fois, qu'est-ce qu'Uruha fichait ? Il venait de l'appeler en catastrophe, jamais il n'avait entendu pareille voix, il semblait que quelque chose de terrible venait d'arriver au guitariste, c'est pour ça qu'il avait filé à la troisième vitesse jusqu'à son appartement. Il ne savait pas ce qui s'était produit, il n'était tout simplement pas parvenu à déchiffrer les mots de son ami, un mélange de syllabes, de larmes, de hoquets et le tout concernant une histoire dont il ignorait tout. Tout ce dont il était sûr, parce que l'androgyne en avait bien répété le nom cinq fois, c'était qu'Aoi était concerné. Il déposa de nouveau son doigt sur la sonnette quand la porte s'ouvrit lentement, grinçante, le bassiste crut d'abord qu'elle s'était ouverte d'elle-même tant elle semblait actionnée par un fantôme et non par un être humain. Il distingua alors Uruha caché derrière, le visage réduit à une mine de mort vivant, il ne bougeait pas et paraissait attendre, simplement.
- Uruha, qu'est-ce que tu foutais ? Qu'est-ce qui se passe ?
Il n'attendit pas d'être invité pour se précipiter à l'intérieur et fut pétrifié quand il fut arrivé au salon, quel désordre ! Tout bien considéré, ça n'était pas qu'un désordre, Reita put aisément identifier le téléphone qui gisait sur le sol, il avait du être jeté au travers de la pièce, des magasines et papiers éparpillés dans la pièce, la table basse même avait été retournée. Qui avait fait ça ? Aoi ? Tandis qu'il se tournait vers son ami pour exiger des explications, il vit le pot de fleur de sa chambre renversé à travers le fusama et comprit que les dégâts s'étendaient aux autres pièces.
- Uruha...Qu'est-ce qui s'est passé ?
Il fixa le guitariste dans les yeux mais celui-ci ne lui répondit pas, il glissa les mains dans les poches et à sa manière de baisser le regard et de se tortiller sur place Reita comprit qu'il était l'auteur de ce massacre. Il le connaissait depuis trop d'années pour connaître ses réactions par c½ur, ce qui lui permettait aussi de connaitre les remèdes à ses moindres maux. Il s'approcha de lui et lui tendit les bras, c'était une proposition comme une autre de venir se rassurer contre son torse ce que fit le guitariste sans hésiter. Le bassiste le berça doucement sans ne rien dire, il l'écouta sangloter et déposait de temps à autre de petits bisous dans sa chevelure. Lorsqu'il sentit le guitariste moins nerveux dans son étreinte, il le dirigea vers le divan, le fit s'asseoir et commença à ranger ce qui traînait, malgré tout, et ça relevait presque du miracle, il n'y avait rien de casser.
- Laisse ça Reita, je ramasserai moi-même.
- Toi tu vas te reposer surtout, et me dire ce qui se passe !
Uruha sentit le regard de son ami peser sur lui, il s'obligea à relever la tête et vit qu'il n'était pas qu'inquiet, il était en colère.
- Qu'est-ce qui s'est passé avec Aoi ? C'est à cause de lui tout ça ? Demanda-t-il.
- Tout quoi ?
- Tout ça !! S'exclama-t-il en englobant la pièce d'un mouvement circulaire de la main.
- Non...
- Uruha arrête de mentir ! J'en ai plus qu'assez, tu ne manges pas, tu ne dors pas et n'essaye pas de me faire croire le contraire !
L'androgyne s'adossa convenablement au fauteuil et ferma les yeux, Reita avait le don de mettre le doigt sur ce qui n'allait pas chez lui, alors pourquoi l'avait-il appelé lui ? Uruha rouvrit les yeux, parce qu'il fallait peut être mettre le doigt sur ce problème, il avait besoin de quelqu'un pour savoir quoi faire, lui en était incapable seul, la preuve, la seule chose qu'il était parvenu à faire était ce carnage dans son appartement. Heureusement, et il s'en remerciait intérieurement à l'heure actuelle, il n'avait pas touché à ses guitares. Qu'allait-il lui dire ? Qu'allait-il lui avouer plutôt, puisqu'il avait décidé de lui divulguer ce qui se passait avec Aoi, il n'avait pas d'autre choix, il n'avait eut que ce nom à la bouche lors de son appel, et Reita n'était pas aussi dupe que ce qu'il aurait pu croire. Il soupira et en profita pour respirer profondément, c'était tranché, il allait tout lui dire. Reita était son meilleur ami, si aujourd'hui il n'était pas capable de se confier à lui ou s'il s'obligeait à lui mentir et à omettre certains points, alors il ne pouvait plus prétendre à ce rôle, et autant tout garder pour soi. Il était tellement rassuré d'avoir une telle personne à ses côtés, cette personne qui ne jugera pas, qui écoutera, et qui parlera quand elle devra parler ; une personne qui se montrera sévère si elle doit l'être ou justement rassurante parce que son meilleur ami est angoissé. Il était si reconnaissant à Reita d'avoir été et de toujours être cette personne depuis tant d'années. Comme s'il lisait dans ses pensées, le bassiste s'installa à son tour et lui prit les mains.
- Allez vas-y Uruha, dis-moi tout, je sais que tu en as besoin !
L'androgyne le gratifia d'un sourire et rougit, par où commencer ?
- Reita ça risque d'être long...
- On s'en fout que ce soit long ou non ! Je resterai tant que tu n'auras pas terminé !
- D'accord. Il marqua une pause. En fait, tu te souviens de notre dernier concert ?
Le garçon au bandeau acquiesça et se concentra sur ses souvenirs.
- Tout a commencé là, avec Aoi, quand je l'ai embrassé....
L'androgyne lui exposa toute la situation, ce fanservice qui berna tout le monde sauf eux deux, le soir ou Aoi est venu le voir pour en parler et où ils se sont réembrassés, leur brève relation sexuelle dans la salle de bain le lendemain et le rejet d'Aoi le même jour pour en terminer avec la révélation de Ruki de ce matin.
Uruha pleurait quand il acheva son histoire, il tendit le bras vers la table basse pour prendre un mouchoir mais sa main ne rencontra que le vide, forcément, le meuble était retourné sur le sol et ce qu'il portait avec, Reita se chargea lui-même de les retrouver pour lui en proposer un. Il l'avait écouté sans broncher et sans l'interrompre, il comprenait mieux à présent. Et il s'étonna de n'en avoir rien remarqué en autant de temps, l'idée qu'Aoi et Uruha puissent s'attirer ne lui avait jamais traversé l'esprit. Il s'en voulait tellement de ne pas avoir insisté pour découvrir ce qui avait plongé son ami dans cet état. Mais il ne comprenait pas pour autant cet emportement, tous ces objets lancés dans tous les sens, Uruha avait le droit d'être furieux mais pour une simple histoire de cul c'était particulièrement brutal. Le bassiste écarquilla alors les yeux, quel idiot ! Ce n'était pas qu'une histoire de cul....Il croisa ses mains et appuya ses bras sur ses jambes un moment, le guitariste n'osait le regarder, son ami n'avait pas soufflé mot depuis qu'il s'était tu. Reita se redressa alors et fit presque sursauter l'androgyne quand il lui serra les mains :
- Uruha, est-ce que...est-ce que par hasard tu serais...amoureux d'Aoi ? Il lui décocha un regard, un sourire en coin.
Son ami détourna la tête tandis qu'elle virait au rouge, le bassiste explosa presque dans un cri de victoire.
- J'en étais sûr !!! C'était bien ça ! Tu étais amoureux de quelqu'un !
Uruha adopta une mine renfrognée, il lui en voulait presque de le connaître aussi bien. Mais il fut tranquillisé par la réaction de Reita, se demandant presque pourquoi il était soulagé alors qu'il savait pertinemment que jamais le bassiste n'aurait réagit différemment. C'était en fait tout simplement naturel comme inquiétude, on en vient même à presque douter des réflexes de ses amis proches...Après avoir effectué sa « danse de la victoire » comme il aurait appelé cela, Reita se rassit, le visage radieux et toujours orné d'un sourire coquin :
- Allez avoue Uruha, tu ne m'as pas tout raconté sur ce qui s'est passé dans cette salle de bain hein ?
Il lui donna un coup de coude auquel l'androgyne ne répondit pas, son ami venait de lui asséner un coup au c½ur, Aoi l'avait trompé, tout simplement, et plutôt que de le lui dire, il l'avait dissimulé.
- Je suis désolé de te faire redescendre sur terre Reita mais d'Aoi et de moi il n'y aura pas ! Dit-il en se levant pour nettoyer son salon, ce désordre le déprimait.
Reita se ressaisit automatiquement et son visage s'assombrit.
- Uruha, tu n'as rien compris. Tu ne l'as même pas laissé s'expliquer !
- Co...Comment ça je n'ai rien compris ? S'offusqua le guitariste.
Uruha sentit la colère monter en lui rien que d'imaginer son meilleur ami prendre la défense d'Aoi, pire, de lui répéter les mêmes paroles. Oui il ne lui avait pas accordé la chance de se défendre, mais il n'avait pas voulu la lui laisser de toute façon !
- C'était trop tard, il fallait y penser avant d'embrasser et de draguer quelqu'un d'autre !
- Uruha tu agis comme un enfant ! Et arrête de ramasser ces trucs, écoute-moi !
Autant il pouvait s'emporter sur Aoi quand celui-ci lui intimait un ordre, autant quand c'était Reita il devenait doux comme un agneau. Il lâcha le magasine qu'il tordait dans sa main et s'empara d'une chaise pour s'y asseoir, Reita attendit qu'il soit calme pour parler.
- Uruha, n'as-tu pas compris pourquoi Aoi a mis cette distance entre vous ?
- Si, je l'ai bien compris, il voulait que je l'oublie...
- Qui d'autre qu'une personne qui se morfond dans le remord ferait une telle chose ?
- Tu crois que ça été facile ? Que je me suis amusé pendant tout ce temps ?
- Uruha, as-tu vu dans quel état s'est mis Aoi pour t'éviter de souffrir ? S'il va aussi mal lui aussi aujourd'hui, c'est parce qu'il l'a décidé, je ne pense pas que ça lui ait été si facile de renoncer à toi !
Le c½ur d'Uruha battait plus fort, cette expression que Reita venait d'utiliser, « renoncer à lui », comme s'il était pour Aoi ce qu'Aoi était pour lui. Il finissait par croire que Reita les comprenait mieux que lui ne pouvait le faire. Il ne regrettait finalement pas de lui avoir téléphoné, Reita lui était d'une grande aide pour éclaircir certains détails.
- Mais...
Uruha cherchait ses mots, Reita l'observa sans l'interrompre dans ses pensées.
- Mais, pourquoi ne pas m'avoir fait confiance ? Pourquoi ne m'a-t-il rien dit ?
- Uruha regarde-toi dans un miroir !
- Mais...
Cette fois Reita se leva et lui demanda de le suivre, il finit par le tirer délicatement par le bras tant le guitariste ne semblait pas convaincu de ce qu'il allait faire. Ils se dirigèrent vers la chambre, en évitant d'écraser ce qui jonchait le sol, Reita ouvrit une des portes de la penderie, elles étaient ornées à l'intérieur d'un grand miroir chacune et il agrippa Uruha pour le placer devant l'une :
- C'est pour ça, dit-il en lui présentant son propre corps, qu'il ne t'a rien dit.
Uruha s'observa, il le fit véritablement et avec attention pour la première fois depuis des semaines. Il avait maigri, ses côtes étaient plus que saillantes, son teint était cadavérique, ses yeux cernés d'un noir virant au violet reflétaient le vides de toute expression, même la commissure de ses lèvres penchait vers le bas. Il était tout sauf un être humain, à moins d'être un être humain amoureux, d'un amour malheureux....
Reita le fit reprendre ses esprits, il était perdu dans la contemplation de ce corps qu'il ne reconnaissait pas :
- Uruha, je ne pense pas qu'Aoi se soit rendu compte de ton état, du fait de votre distance. Mais je suis prêt à parier que c'est cet état qu'il a voulu éviter en ne te disant rien.
L'androgyne se dévisagea une dernière fois avant de refermer sa garde-robe. Reita avait raison, Aoi avait été maladroit mais il avait tenté cette initiative désespérée dans le but de le préserver du chagrin. Il les avait presque détruits avec cette idée effarante. Il devait le voir, ce n'était pas avec un claquement de doigt qu'il allait oublier ses griefs contre lui ni s'empêcher de le blâmer, mais il en avait besoin, et désormais il le voulait. Ils parleraient, longtemps s'il le faut, ils discuteraient même des heures, mais ils feraient tout pour s'entendre, pour éteindre cet incendie. Reita posa sa main sur son épaule puis passa son bras dans son dos pour le serrer contre lui.
- Uruha, il est encore temps de tout réparer. Je ne te forcerai à rien, mais je veux que tu prennes une décision et que tu te ressaisisses, c'est entendu ?
- Oui Reita, merci...Merci beaucoup, je suis désolé de t'embêter avec ça...
Il fut interrompu par une claque sur la tête.
- Espèce d'idiot, tu ne m'embêtes jamais, grommela le bassiste. Tu veux que je reste dormir ?
- Oui je veux bien.
Ils terminèrent de nettoyer l'appartement tout en se taquinant, Reita lui reprochant de sauter sur Aoi et non sur lui et le questionnant sans cesse sur ce qu'ils avaient fait dans cette salle de bain, Uruha bien entendu n'avait fait que l'informer sans aucun détail.... Reita le désespérait parfois, il adorait qu'on lui raconte des anecdotes bien croustillantes, et l'idée que ça puisse gêner les personnes concernées ne lui effleurait pas l'esprit.
- Tu as des vêtements avec toi ? Sinon je peux t'en prêter !
- Non, par contre, dit-il en tâtant ses poches, j'ai oublié mes cigarettes dans la voiture ! Attends-moi ici je vais vite les chercher !
- Ça marche.
Reita se précipita dans le hall, ouvrit la porte à la volée et.... trébucha sur une personne, il n'eut pas le temps de se rattraper à la poignée de la porte, il entraîna même l'inconnu dans sa chute puis se redressa vite fait en se massant la nuque, jetant un coup d'½il à la personne bousculée en s'excusant :
- Je suis vraiment dé...Aoi ?
Le guitariste brun était essoufflé, il avait monté les marches de l'escalier quatre à quatre et ne s'attendait pas à voir Reita ici, encore moins à se cogner contre lui. En y réfléchissant, ça n'était pas si étonnant que ça, si Uruha devait inviter quelqu'un quand il n'allait pas bien ça ne pouvait être que le bassiste. Celui-ci se leva et tendit sa main au brun, toujours planté sur le sol avec un air abasourdi, il s'était plutôt attendu à ce qu'il prenne parti pour Uruha et l'ignore complètement. Ca aurait été dans la nature des choses. Le guitariste s'aida de la force du bassiste pour se lever, celui-ci grimaça, Aoi aussi avait maigri, il lui était même difficile de simplement passer de la position assise à la position debout.
- Que...que fais-tu là ? Demanda Aoi, conscient que sa question était idiote.
- Uruha m'a appelé, en fait...il m'a tout dit, et...je crois qu'il aimerait t'en parler.
Aoi écarquilla les yeux, Uruha voulait lui parler ? Il y a quelques minutes encore, l'aîné aurait été prêt à parier qu'il ne voudrait même plus jamais le voir.
- Aoi, ne le dis pas à Uruha parce que je ne suis pas certain qu'il ait bien saisi mais...je comprends pourquoi tu as fait ça.
Tout à coup, un poids était lesté, son c½ur était allégé d'une partie de sa culpabilité. Non seulement Reita ne lui en voulait pas, mais en plus il avait parfaitement interpréter ce qu'il avait tenté de faire. Il ne put s'empêcher de serrer le bassiste dans ces bras, celui-ci, d'abord surpris, l'enlaça ensuite et ils se chuchotèrent à l'oreille :
- Tu devrais y aller Aoi.
- Je ne suis pas sûr, j'ai peur qu'il ne m'écoute pas.
- Pourquoi es-tu venu alors si c'est pour aussitôt rebrousser chemin ?
- Je sais....
Reita lui ébouriffa les cheveux, Aoi rit, d'ordinaire il ne le faisait qu'au guitariste blond. Le bassiste l'entraîna alors vers l'entrée de l'appartement et ils tombèrent nez à nez avec Uruha, celui-ci s'immobilisa, les yeux grands ouverts et la bouche prête à déverser un flot de paroles, mais rien n'en sortit si ce n'est le nom de cette personne qu'il aimait tant :
- Aoi ?
- Bonsoir, heu...Je
- Il va passer la nuit ici ! Lança le bassiste d'un air triomphant. Moi je vais rentrer !
- Mais Reita tu m'as dit que tu restais, se défendit l'androgyne, paniqué à l'idée de passer une nuit avec Aoi.
Le musicien enfilait déjà sa veste, feignant de ne rien entendre, il remarqua Aoi l'implorer du regard, ne me laisse pas seul ici ! Je ne sais pas quoi faire ! Il lui adressa alors un sourire narquois que son aîné traduisit comme un coup en traite, son visage fut dépité, il s'attendait vraiment à ce qu'il l'enfonce dans sa merde plutôt que de l'en tirer, et il avait raison.
- Et puis Aoi a insisté pour rester, il m'a dit qu'il devait beaucoup te parler ! D'ailleurs...
Il plongea sa main dans la poche du guitariste brun, celui-ci émit une plainte et tenta de l'en dissuader mais c'était déjà trop tard, le bassiste lui avait pris ses clés de voiture, et il habitait à 30 bons kilomètres d'ici....
- Reita ! Rends-moi mes clés !
Il essaya en vain de les lui reprendre, la scène était plutôt amusante, Uruha ne put se retenir et éclata de rire, Reita fit de même tandis qu'Aoi désespérait.
- Bon, je vous laisse, passez une bonne soirée !
Le garçon au bandeau s'éclipsa sans laisser le temps au plus âgé de le poursuivre, il dévalait véritablement les marches, et Aoi ne pouvait pas planter Uruha sur le pas de la porte. Il ne pouvait pas non plus faire 30 kilomètres à pied, peut être y aurait-il un bus si tout se passait mal....Lorsqu'il fit face à son amant, leurs regards s'évitèrent, gênés, embêtés et profondément mal à l'aise, l'hilarité de l'androgyne ne fut que très passagère. Aoi prit alors son courage à deux mains, il était venu pour convaincre Uruha, comme le lui avait dit Reita, il ne pouvait pas repartir bredouille sans n'avoir rien tenté.
- Uruha, est-ce que tu veux bien m'écouter ? S'il te plait ? Je tiens vraiment à m'expliquer, et à m'excuser.
Son cadet sembla réfléchir quelques secondes puis lui sourit brièvement, même s'il lui en voulait encore un peu, même s'il avait été déçu, il l'aimait, il l'aimait sincèrement et voulait le lui dire. Alors il ne ferait pas la même erreur que lui et lui ferait confiance, il devait lui permettre de se justifier.
- Bien sûr, entre, je vais nous faire du thé et...on va discuter, moi aussi je dois te parler. Avoua-t-il presque dans un murmure.
Aoi sourit à son tour et un soupir de soulagement parfaitement audible s'échappa de ses lèvres, il plaqua aussitôt ses mains sur sa bouche et suscita un rire de la part d'Uruha. Ce dernier le fit entrer dans l'appartement, leurs vêtements et leurs mains s'effleurèrent, ce fut suffisant, l'androgyne ferma la porte, la verrouilla même et sans le prévenir, plaqua son aîné contre le mur pour l'embrasser fougueusement. Leurs langues s'entremêlèrent sensuellement, exécutant une danse qu'elles ne se lassaient jamais de répéter. Ils stoppèrent leur baiser en même temps, haletant, se fixant intensément dans les yeux, le plus jeune libéra son amant et se racla la gorge.
- Je...je vais faire le thé ! Dit-il en se précipitant vers la cuisine.
Son ami se déchaussa, une grimace sur le visage, il s'était fallut de peu qu'il ne le retienne pour l'embrasser à son tour, s'il avait fait ça, ils n'auraient peut être pas discuté et auraient simplement couché ensemble, et je ne serais pas embêté avec ça ! Se dit-il en tirant sur son pantalon pour laisser un peu de place à son sexe tendu.
Mais il préférait que les choses soient claires, il tenait à s'excuser, et il hésitait. Depuis le coup de fil de Ruki, il ne cessait de se dire qu'il devait avouer l'entièreté de ce qui s'était produit avec le chanteur, il avait caché l'histoire d'un simple baiser à Uruha et avait pu contempler le résultat quand le guitariste blond l'avait appris de lui-même. S'il le confessait lui-même, bien entendu Uruha risquait de ne pas aller mieux, de le prendre très mal, de le détester pour de bon, mais au moins il l'aurait fait, il aurait été honnête. Si l'androgyne le rejetait après cela, il serait profondément anéanti, mais sa conscience ne pourrait plus rien lui reprocher et cette peur que son amant ne découvre son secret de lui-même et des mois plus tard n'existerait plus. C'était important pour Uruha d'être mis au courant, et ça l'était pour lui de l'admettre.
Aoi s'installa dans le divan, tiens, on aurait dit qu'Uruha avait changé quelque chose dans son appartement, manquait-il un objet ? Peu importe à vrai dire. Ça n'était pas le plus important. Son ami vint s'installer auprès de lui et lui offrit une tasse chaude, ils burent silencieusement une gorgée du thé et le reposèrent chacun.
- Uruha, avant que je ne commence, j'aimerai que tu me promettes de m'écouter jusqu'au bout, même si à un moment tu risques de me mettre à la porte.
- Je vais essayer de te le promettre en tout cas.
- Merci.
Il déglutit, très difficilement, puis se passa la langue sur les lèvres.
- D'abord il faut que tu saches que je n'ai ni dragué ni embrassé Ruki. Il y a eut un baiser, mais c'est lui qui m'a embrassé et charmé. Ensuite, sa respiration devint plus forte et trépidante, il n'y a pas eu qu'un seul baiser....







____________________________________________....A Suivre....__________


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# Enviado el lunes 23 de marzo de 2009 16:46

Modificado el domingo 15 de noviembre de 2009 12:43

____Tu m'appartiens... __ Chapitre sept__



_____Titre : Tu m'appartiens

_____Auteur : Akira

_____Genre : Yaoi , romance, drame

_____ Personnages : Tous les Gazettos

____Disclaimer : Je n'en voudrais même pas ! Et je ne suis pas de mauvaise foi <.<







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____________________________________________________Chapitre sept
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Bonne lecture!!! :D












_______________Uruha ne bougeait plus, « il n'y a pas eu qu'un seul baiser », il était plus que heurté, mais, étrangement, il ne ressentit pas le même vide que quand Ruki lui avait annoncé qu'Aoi l'avait embrassé. Il ne ressentit pas la même intensité de colère non plus, tout était comme s'il lui semblait ne l'avoir jamais ignoré.... Mais la force de ses battements de c½ur qui se percutaient jusque dans sa tête était bien réelle elle, et la rage aussi. Il respirait avec peine et ne fit pas le moindre effort pour empêcher son corps de basculer vers le sol, Aoi le retint de peu et l'étendit sur le divan, il se mit à genou à ses côtés, paniqué :
- Uruha ? Ça va ? Dis-moi quelque chose !
- Ça va ne t'inquiète pas, répondit-il en détachant chaque mot. Il ferma les yeux. Continue.
Le guitariste brun ne réagit pas directement, croyant tout d'abord avoir mal entendu, puis il se pencha vers l'arrière, indécis.
- Tu es sûr...
- Continue ! Dit-il très sèchement.
Aoi s'assit alors sur la moquette et constata, confondu, que son cadet glissait sa main dans la sienne, comme pour s'assurer d'une présence, de sa présence, comme pour supporter le choc également. Il ignorait que l'androgyne puisse être sensible à ce point, il avait des scrupules, devait-il réellement continuer ? Il le lui avait demandé, lui seul saurait quand ça deviendrait insupportable, alors autant continuer....
- Le soir où je t'ai dit qu'on devait tracer une croix sur tout ça...avant, au local de répèt, Ruki ne m'a pas laissé partir. Il m'a coincé dans la salle de bain et... enfin, tu vois quoi...
- Non je ne vois pas Aoi.
L'aîné pivota son visage vers le sien, les yeux grands ouvert de stupéfaction et le visage rougit par la gêne, il voulait vraiment savoir ce qui s'était passé, il désirait vraiment l'entendre ? Le guitariste blond se rassit, visiblement il se sentait mieux mais ça ne le rassura pas pour autant, il affichait une mine dure et des yeux glacials, un frisson lui parcourut l'échine comme si un mauvais courant d'air venait de s'engouffrer dans ses vêtements et de lui lécher la peau.
- Si tu es venu pour faire des aveux Aoi alors vas-y, je t'écoute.
Le brun restait ahuri, il exigeait qu'il dise tout. Sa culpabilité revint soudainement le titiller, plus accablante que jamais, c'était lui à présent qui avait du mal à respirer, son c½ur battait la chamade, il n'aimait pas se trouver dans une telle situation, dans la situation du criminel qui doit avouer son délit face à sa victime et qui doit en payer les conséquences. Le mieux serait d'être rapide et direct. Il jeta un coup d'½il à Uruha et comprit que celui-ci attendait véritablement qu'il dévoile ce qui s'était passé, pourquoi se sentait-il si effrayé ? Cela pouvait tenir en une seule phrase ! Il retint sa respiration et se lança :
- Il m'a fait une fellation.
Il baissa la tête, surveillant le moindre geste de son ami mais l'androgyne ne bougea pas. Il osa alors lever les yeux vers lui et reçut un violent coup au visage, il s'écroula sur le sol. Il ne répliqua pas, c'était légitime, mais au point de le frapper ? Quand il se redressa, essuyant un filet de sang qui s'échappait du coin de la bouche, Uruha lui tendait déjà un mouchoir e bafouillant :
- Je....excuse-moi Aoi... J'arrive...
Son aîné tenta de le retenir sans comprendre son geste, ça avait du être machinal, il était encore sonné, mais où partait-il ? Il essaya de se hisser sur le divan mais n'y parvint pas, ses forces s'étaient considérablement réduites en si peu de temps, il se retint de pleurer sur son aspect misérable et vit son ami apparaître de nouveau dans le salon, une trousse de toilette dans une main. Uruha s'assit auprès de lui et sortit du petit sac de l'alcool et de l'ouate, il imbiba celui-ci du liquide puis le posa près des lèvres de son amant. Aoi se laissa faire sans n'oser rien dire, la pression sur ses épaules ne s'était pas allégée, il se sentait même plus mal encore. Mais au moins, Uruha ne l'avait pas mis à la porte, au contraire, il faisait preuve d'un flegme troublant, pas si calme pour m'asséner un coup pareil, se fit la réflexion Aoi. Quand il eut terminé de nettoyer sa blessure, le guitariste brun désirait s'excuser mais son cadet parla en premier :
- C'est tout ?
- Tout ?
- La fellation, il n'y a rien eu d'autre ?
- C'est vraiment tout. Je suis parti ensuite.
- Pourquoi n'es-tu pas parti avant ? Ruki avait fermé la porte ?
Aoi le fixa, les larmes aux yeux, il était pris au piège, il serait incapable de se défendre et il le savait. Il n'y avait rien à défendre puisqu'il avait eu la possibilité de fuir le chanteur et qu'il ne l'avait pas fait à ce moment-là.
- Je...une première larme coula le long de sa joue, je...J'ai aimé.
Aoi explosa en pleurs, son corps se tendit brusquement sous les sanglots et il replia les jambes contre son torse pour ensuite les entourer de ses bras, Uruha s'accroupit près de lui et tenta de lui attraper le visage entre les mains, mais son aîné était incontrôlable, secoué par les remords et les larmes. Cela lui déchirait le c½ur de le voir ainsi, plus encore que de savoir ce qu'il avait fait avec Ruki.
- Je suis désolé Uruha, continua-t-il, les paroles hachées par les pleurs, je ne cherche pas à me dégager de toute responsabilité, je sais que j'aurai du réagir, et je ne l'ai pas fait !
- Aoi calme-toi s'il te plait, calme-toi !
- Je suis tellement désolé pour ce jour-là, il ne pouvait plus s'arrêter de pleurer à présent, je t'ai dit de tout oublier, je t'ai tellement fait mal au c½ur, je voulais tant te prendre dans mes bras pour te consoler mais je pouvais pas le faire....
Uruha parvint à se faufiler entre son torse et ses jambes, les lui étendit et le prit dans ses bras, Aoi y enfouit la tête et agriffa le t-shirt de son ami des deux mains, son corps ne se maîtrisait pas, jamais le blond ne l'avait vu dans un tel état. Le guitariste brun continuait à s'excuser, pour les moindres choses qu'il avait faites à son égard et qui aurait pu le blesser, sa conscience et tous ses regrets se déversaient en un désordre :
- Je suis désolé de t'avoir mis en danger, tu te rends compte, je n'avais même pas vu que tu avais perdu du poids !
- Ce n'est rien Aoi, je t'en supplie, arrête...Toi aussi tu vas mal !
- Je n'aurai pas du non plus de dire d'aller te faire foutre au téléphone, je voulais te parler calmement et je me suis emporté...
- Chut...
L'androgyne berça son amant et lui massa la tête et la nuque, bientôt il se détendit, son corps l'abandonna littéralement et Uruha pu le serrer dans ses bras avec plus d'aisance. Il déposa quelques baisers innocents dans son cou et immisça sa main dans son dos pour le lui caresser, ce qui provoqua chez Aoi des frémissements de plaisir, c'était tellement agréable et apaisant. Il se sentait tari, de toute force et de toute larme, il était fatigué aussi mais au moins l'important était fait, même s'il lui semblait avoir oublié des détails, ou des excuses, ou bien d'autres choses, l'important était fait. Et il lui semblait également qu'il avait complètement ouvert son c½ur.
- Aoi, le surprit son cadet, je suis très touché.
- De...il se racla la gorge tant sa voix était enrouée, de quoi ?
- De m'avoir tout dit, d'avoir été honnête.
- Uruha ne me remercie pas s'il te plait...
- C'est sûr que ça ne m'a pas fait plaisir d'apprendre ça, mais c'est futile comparé à ce qu'on y a gagné.
Son aîné s'échappa de son étreinte et le considéra curieusement, il ne comprenait plus, pourquoi Uruha n'était-il pas énervé ? Pourquoi ne pleurait-il pas lui aussi ? Pourquoi le regardait-il ainsi avec bienveillance ? Le guitariste blond devina aisément tous ces questionnements :
- Je sais que tu ne me cacheras plus rien Aoi, tu t'es décidé toi-même de venir m'avouer tout ça. Et, c'est suffisant pour que je te pardonne. Je te crois quand tu me dis que tout est venu de Ruki, et je te crois aussi quand tu dis que tu t'en veux, je le vois suffisamment bien pour ne pas avoir besoin de l'entendre en plus....
Aoi était sur le point de dire quelque chose mais Uruha posa un doigt sur ses lèvres et lui sourit.
- Il n'y a vraiment plus rien à dire.
Ils s'enlacèrent de toutes leurs forces puis se rassirent sur le divan, Uruha s'obstina à lui mettre de la crème sur la joue qu'il avait frappée puis proposa de cuisiner quelque chose, il se faisait tard et leurs estomacs étaient vides, s'il avait voulu blaguer à ce sujet, il aurait pu ajouter qu'ils étaient vides depuis des semaines. Aoi le laissa lui préparer un bon repas et alluma la télévision pour se changer les idées, cela le fit sourire car en vérité il n'avait plus d'idées à changer, il était serein, Uruha aussi, désormais ils pourraient aller mieux et passer du temps ensemble. Passer du temps ensemble ? Il espérait tant pouvoir.... Il rosit aussitôt et secoua la tête comme pour en faire sortir ces intentions qui la lui traversaient. Quand le repas fut prêt, Uruha insista pour lui apporter le plateau dans le salon pour ne pas qu'il se déplace, ils mangèrent tranquillement devant la télévision et décidèrent de se visionner quelques dvd avant d'aller dormir. Aoi débarrassa la table basse tandis qu'Uruha choisissait un film puis vint l'aider dans son choix, il trébucha en chemin, l'androgyne se tourna à temps pour le recevoir dans ses bras et culbuta à son tour sur le sol, ils éclatèrent de rire puis se rendirent compte de la proximité de leurs bouches. Aoi ne put résister et s'apprêta à l'embrasser mais son cadet se recula.
- Aoi, je me doute bien que tu le sais mais j'aimerai te le dire...Il rougit plus encore, je t'aime. Je suis tout simplement fou de toi.
Son aîné fut embarrassé un instant, l'aimait-il lui ? Il en était presque sûr mais ne voulait pas lui faire une déclaration à la légère, il préférait attendre encore un peu. Et puis, il trouvait cela presque hypocrite, il venait de lui annoncer qu'il l'avait « trompé », ce n'était pas le bon moment. Uruha semblait lire dans ses pensées et lui sourit :
- Je me fiche que tu ne sois pas amoureux de moi encore, je ferai tout pour que tu le deviennes !
Ce « encore » était tellement vrai. Ils se rappelèrent soudain de leur position et leurs regards se croisèrent à nouveau pendant deux secondes, deux petites secondes qui suffirent à ce que leurs esprits fassent place à leur envie, deux secondes où leurs corps faibles devinrent fiévreux et quémandeurs, deux secondes qui furent la transition entre ce désir renfloué et son expression même. Uruha posa ses lèvres avec gourmandise sur celles du brun et passa une main dans ses cheveux, l'autre sous son t-shirt dans le bas du dos, ils entrelacèrent leurs jambes et se collèrent l'un à l'autre, ondulant leurs hanches et leurs torses. Leurs gestes se faisaient maladroits tant l'excitation les tenaillait et leur brouillait l'esprit, Aoi se retrouva bien vite sans son pull, Uruha passa alors avec délicatesse sa langue sur un de ses tétons, ce qui lui arracha un gémissement d'entre les dents. Le guitariste blond s'afféra à suçoter les boutons de chair de son amant, passant de l'un à l'autre, dérivant vers son cou et le reste de son torse, rendant Aoi complètement fou, perdu dans toutes ces sensations. Puis, il interrompit ses gestes, ne laissa pas le temps à son ami de l'interroger et le prit dans ses bras pour aller le poser sur son lit, il ferma les rideaux et le fusama puis vint se placer au-dessus de lui tel un prédateur, il frotta ensuite lascivement son bassin contre le sien et déboutonna le pantalon de son amant. Au fil des boutons détachés, la respiration d'Aoi se faisait de plus en plus forte, l'androgyne sourit et s'abaissa pour déposer des baisers sur sa peau. Lorsqu'il lui retira son pantalon, il contempla la bosse que formait son sexe tendu dans le sous-vêtement et y déposa ses lèvres, automatiquement Aoi se cambra en émettant un cri plaintif mais il n'était pas dans l'intention du blond d'accéder directement à ses demandes. Il le mordilla à travers le tissu et planta ses ongles dans la peau de ses cuisses, elles étaient chaudes et tremblaient sous l'effet de l'ivresse. Uruha dévêtit Aoi de ce qui lui restait et passa sa langue le long de sa verge, lentement.
- U...Uruha !
Celui-ci enfouit alors le sexe de son amant dans sa bouche et entreprit de longs va-et-vient. Depuis le temps qu'il rêvait de lui faire ça, depuis le temps qu'il souhaitait avoir Aoi sous son emprise et rien que pour lui. Rien qu'à cette pensée, il s'enflammait et son envie s'attisait un peu plus. Il interrompit alors ses coups de langue pour humidifier son index de sa salive, poursuivit la fellation tout en introduisant son doigt dans l'intimité d'Aoi. A ce contact, ce dernier se crispa et se redressa :
- Uruha, je...
Celui-ci l'interrogea du regard et le vit virer au rouge, il avait été trop rapide ? Il aurait du lui demander ou le prévenir avant ? L'androgyne comprit à moitié ce qui le préoccupait, il lui posa la question tout de même :
- C'est ta première fois avec un homme ?
Aoi hocha la tête, au comble de l'embarras.
- Je...je me sens très intimidé...
- Ne t'inquiète pas, le rassura-t-il en se rapprochant de lui, ça va très bien se passer, je n'irai pas trop vite et je m'arrête dès que tu le demandes.
- Déshabille-toi avant.
- Pa...pardon ?
- S'il te plait, déshabille-toi.
Uruha s'exécuta, gêné à son tour de se débarrasser de tout ce qui le couvrait devant la personne dont il était amoureux, quand ce fut fait, et qu'Aoi put voir l'effet qu'il produisait chez lui, il le vit afficher une moue inquiète.
- Qu'est-ce qui ne va pas Aoi ?
- C'est...il le fixa avec peur, ça ne rentrera jamais !
Uruha suivit son regard jusqu'à son propre sexe raidi et faillit éclater de rire, bien sûr que ça rentrerait ! Il fut touché par la naïveté d'Aoi, lui, son aîné, il se sentait tellement flatté de lui apprendre quelque chose dont il ignorait tout, et tellement impatient de le lui faire découvrir....
- Bien sûr que si, je vais être très doux et je vais y aller petit à petit.
Il lui effleura la joue des doigts et l'embrassa pour le rassurer, il l'étendit ensuite sur le lit et ouvrit le tiroir de sa table de chevet pour en sortir du lubrifiant. Il pressa son intimité sur celle d'Aoi et le parsema de baisers, celui-ci se courba à nouveau et gémit, Uruha enduit ses doigts de la vaseline et en faufila un premier dans le corps de son amant, il lui laissa le temps de s'y habituer avant d'y glisser un deuxième, celui-là le fit crier un peu, l'androgyne lui suçota alors dans le cou et, de son autre main, le masturba. Quand il enfonça un troisième et dernier doigt, Aoi effectuait de lui-même des coups de bassin pour les ressentir plus profondément, la présence des doigts ne l'indisposait plus, au contraire, cela provoquait en lui une onde de plaisir, accompagnée d'une autre éveillée par les mouvements de la main du guitariste blond. Ce dernier cessa tout mouvement, Aoi fronça les sourcils, il voulait qu'il continue, l'androgyne lui prit la main et dans une demande silencieuse la posa sur sa propre entrejambe, Aoi sourit malicieusement et le massa à son tour lestement, c'était à Uruha à présent de traduire son plaisir dans des cris rauques, il ferma les yeux mais les rouvrit aussitôt au contact d'un liquide froid sur sa verge, Aoi y appliquait du lubrifiant. Son ami le fixa un instant, le brun lui lança un regard inquiet mais décisif, l'androgyne se redressa alors et se plaça entre ses jambes, il plaça un coussin sous ses reins pour que ça lui soit plus confortable et inséra son sexe dans son intimité, Aoi se tendit inévitablement alors qu'il commençait seulement à le pénétrer :
- Uruha, arrête, ça fait mal !
- Ne t'inquiète pas, il lui massa les jambes et les embrassa, ça va faire mal au début mais ça va vite passer après, je te le promets.
- On ne peut pas arrêter là ?
L'androgyne afficha une mine égoïste, non ils ne pouvaient pas, lui en tout cas en serait incapable, excité comme il l'était, et il savait que lorsqu'Aoi s'y serait familiarisé il adorait également.
- Fais-moi confiance Aoi, attend quelques minutes et tu verras.
- D'accord, finit-il par dire sans grande conviction.
L'androgyne s'enfonça un peu plus, Aoi se mordit les lèvres, il se cramponna au poignet d'Uruha et le serra de toutes ses forces pour supporter la douleur. Son cadet s'immisçait avec une douceur incomparable, et il avait beaucoup de mal à ne pas s'emporter, Aoi était si étroit et chaud, cette sensation qu'il aimait tant faisait parcourir de longs frissonnements dans l'entièreté de son corps, jamais faire l'amour n'avait été aussi bon, mieux, savoir que c'était à Aoi qu'il le faisait et pouvoir l'admirer lui faisait perdre ses moyens et sa patience. Quand il l'eut entièrement pénétré, il se coucha sur lui et caressa son sexe tendu de sa main, il l'embrassa ensuite et effectua un second suçon dans son cou.
- Ca va ? Tu n'as pas trop mal ? Demanda-t-il le souffle court tout en continuant à le masturber.
- Non, ça va.
- Dis-moi quand tu veux que je commence...
- Vas-y maintenant, le coupa-t-il en ouvrant des yeux brillants, maintenant !
Comme si ce n'était pas suffisant, il effectua un mouvement du bassin pour lui ordonner de bouger en lui, Uruha s'exécuta et donna quelques coups de rein, d'abord calmes ; au fur et à mesure de ceux-ci, les gémissements de souffrance d'Aoi se transformèrent en véritables cris de plaisir, l'androgyne se permit alors d'accélérer le rythme et la force de sa cadence, ce qui ne fit qu'accentuer la jouissance de son amant. Après seulement quelques minutes, l'androgyne était déjà au bord de l'orgasme, il passa ses doigts sur le membre d'Aoi comme pour se persuader qu'il ressentait le même agrément, pourtant ces ongles enfoncés dans la peau de son dos et ces hurlements de plaisir étaient suffisants comme preuve... Ils se relâchèrent soudain dans un même cri d'extase, leurs corps se raidirent brutalement puis s'adoucirent insensiblement. Ils restèrent enlacés de longues minutes.
- Alors ? Comment c'était ? Demanda timidement l'androgyne.
- C'était...vraiment...vraiment bien ! Répondit son amant en reprenant toujours son souffle.
Uruha se retira alors de son amant en prenant garde à ne pas aller trop vite puis se coucha à côté de lui, il prit la couverture tombée sur le sol et couvrit leurs corps. Aoi se blottit dans ses bras, il glissait paisiblement dans les bras de Morphée, Uruha l'embrassa dans les cheveux :
- Bonne nuit Aoi. Je t'aime....
Et il s'endormit à son tour.






____________________________________________....A Suivre....__________


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# Enviado el viernes 27 de marzo de 2009 10:41

Modificado el domingo 15 de noviembre de 2009 12:43